Antisémitisme : « Ces actes ne datent pas de quelques semaines, ils ne se sont jamais arrêtés dans notre pays » déplore Édouard Philippe
Édouard Philippe, Premier ministre, est interpellé par le sénateur d’Ille-et-Vilaine Dominique de Legge sur la montée de l’antisémitisme en France.

Antisémitisme : « Ces actes ne datent pas de quelques semaines, ils ne se sont jamais arrêtés dans notre pays » déplore Édouard Philippe

Édouard Philippe, Premier ministre, est interpellé par le sénateur d’Ille-et-Vilaine Dominique de Legge sur la montée de l’antisémitisme en France.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe déplore que « ces actes ne datent pas de quelques semaines, ils ne se sont jamais arrêtés dans notre pays ». Pour lui, « face à la multiplication d’actes antisémites, la République respecte le sacré ».

Il développe sa pensée : « Nous avons le droit de croire et de ne pas croire. Nous avons à respecter les églises, les cimetières et les lieux de culte. Il doit toujours en être ainsi ».

Édouard Philippe enfonce le clou : « Nous devons rappeler la norme : en France, on respecte les lieux sacrés. C’est un impératif qui s’impose à tous. » Mais, précise-t-il, « il faut aller plus loin » et c’est pourquoi le gouvernement va agir sur plusieurs domaines.

Le premier d’entre eux est la formation. Pour Édouard Philippe, « ces actes doivent être mieux décelés, mieux retranscrits et sanctionnés plus sévèrement ». Ainsi, « des efforts de formation seront engagés dans la police, la gendarmerie et chez les magistrats ».

Il faut également faire « des efforts d’éducation », afin de « livrer un combat contre l’obscurantisme et l’ignorance ». Ce combat doit être livré « à l’école et partout » par « l’éducation, la formation, la dénonciation et la sanction ».

Enfin, il faudra transformer le droit. Le Premier ministre précise que « nous soumettrons des dispositions législatives pour faire évoluer la responsabilité des réseaux sociaux ». La situation actuelle, où le réseau social n’est qu’hébergeur, est « inacceptable ».

Édouard Philippe rappelle que l’antisémitisme a « de vieilles et de nouvelles racines » et qu’il n’est « pas l’apanage d’une famille politique ». Pour lui, « ces éléments doivent être combattus avec une indéfectible détermination ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Antisémitisme : « Ces actes ne datent pas de quelques semaines, ils ne se sont jamais arrêtés dans notre pays » déplore Édouard Philippe
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le