Antisémitisme: extrême droite et extrême gauche « tardent » parfois à condamner, regrette Griveaux
Le porte-parole du gouvernement à appelé mardi à une condamnation "absolument peu ambigüe" de la part de la classe politique face...

Antisémitisme: extrême droite et extrême gauche « tardent » parfois à condamner, regrette Griveaux

Le porte-parole du gouvernement à appelé mardi à une condamnation "absolument peu ambigüe" de la part de la classe politique face...
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Le porte-parole du gouvernement à appelé mardi à une condamnation "absolument peu ambigüe" de la part de la classe politique face à l'explosion des actes antisémites, en regrettant qu'extrême droite et extrême gauche aient parfois selon lui "tardé" à réagir.

Le bond de 74% des actes antisémites en France en 2018 est "évidemment insupportable" et "rappelle des moments de l'histoire de France qu'on aimerait voir oubliés", a réagi Benjamin Griveaux sur France 2.

Il a dit ne pas souhaiter "faire de lien" entre ces actes et le mouvement des "gilets jaunes", alors que "des enquêtes sont en cours", mais a remarqué qu'ils interviennent "souvent en marge de ces cortèges où, on le sait, une part d'extrême gauche et une part d'extrême droite se mêlent, provoquent des violences (...)".

"C'est souvent en marge de ces cortèges qu'on retrouve ces inscriptions antisémites absolument inacceptables", a-t-il ajouté.

Le mouvement des gilets jaunes sert-il de défouloir ? "En tout cas sur l'antisémitisme il y a une libération de la parole manifestement", a jugé M. Griveaux. Face aux actes antisémites ou racistes, il a plaidé pour une réponse "pénale, judiciaire" forte avec des poursuites "y compris sur les réseaux sociaux".

Faut-il plus de fermeté ? "Pas plus de fermeté mais il faut y répondre de manière absolument peu ambigüe", a-t-il estimé, jugeant qu'"il y a parfois des dénonciations qui ont tardé, y compris au sein de la classe politique, sur les questions de l'antisémitisme, de l'antiracisme, de la xénophobie".

"Extrême droite et extrême gauche ont eu en permanence des difficultés à dire qu'ils condamnaient les violences sans aucune ambiguïté", a-t-il regretté. "Il y a une forme de romantisme révolutionnaire chez certains qui est absolument insupportable", a-t-il critiqué, disant attendre de la classe politique qu'elle soit "exemplaire" sur ces sujets.

Le député La France insoumise Alexis Corbière a réagi sur franceinfo en condamnant les actes antisémites mais en critiquant aussi un "porte-parole du gouvernement (qui) immédiatement sans trop savoir d'où ça vient (...) en profite pour faire de la politique politicienne".

L'antisémitisme "c'est pas un outil pour chercher à salir les opposants politiques, sinon quelque part on ne lutte pas contre l'antisémitisme voire même on le banalise, et je dis à M. Griveaux ne banalisez pas l'antisémitisme, ne racontez pas n'importe quoi: le mouvement des gilets jaunes n'est pas un mouvement antisémite sinon vous êtes fou, c'est une parole folle qui vous disqualifie et qui disqualifie la lutte contre l'antisémitisme", a estimé M. Corbière.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a dénoncé mardi la "flambée des actes antisémites et des dégradations de lieux de cultes chrétiens", révélatrice selon elle d'"une haine" qui prospère en France "dans une indifférence coupable".

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