Antisémitisme: le RN absent mardi mais rendra un hommage séparé
Le Rassemblement national (RN) ne sera pas présent mardi parmi les formations politiques dans les rassemblements contre l...

Antisémitisme: le RN absent mardi mais rendra un hommage séparé

Le Rassemblement national (RN) ne sera pas présent mardi parmi les formations politiques dans les rassemblements contre l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Rassemblement national (RN) ne sera pas présent mardi parmi les formations politiques dans les rassemblements contre l'antisémitisme mais rendra un hommage séparé aux victimes des actes antisémites, a annoncé lundi le parti d'extrême droite dans un communiqué.

Le RN (ex-FN) explique qu'il "n'entend pas défiler", lors des rassemblements organisés à l'initiative du PS, "aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui, soit n'ont rien fait depuis trente ans contre l'implantation des réseaux islamistes dans les quartiers, soit les ont encouragés, soit même entretiennent à leur égard un double langage irresponsable et criminel".

"C'est donc en dehors de cette manifestation-instrumentalisation que les élus du Rassemblement national et (la présidente) Marine Le Pen rendront hommage aux victimes des actes antisémites en prenant l'initiative de gestes à haute portée symbolique", ajoute le parti sans plus de précisions sur la forme de ces hommages.

Quatorze partis, dont le Parti socialiste, La République en marche, Les Républicains, rejoints depuis par LFI, ont invité les Français à se réunir mardi partout en France, notamment place de la République à Paris, pour dire "Non à l'antisémitisme". Le RN avait déploré de ne pas avoir été associé.

Dans son communiqué le parti souligne "une nouvelle fois le sentiment d'horreur que lui inspire l'antisémitisme d'où qu'il vienne" et estime qu'il est nourri par "l'idéologie islamiste" et non par "une extrême droite totalement marginale".

"Les principaux vecteurs de l'antisémitisme en France ne sont pas les quelques infimes groupuscules issus d'une extrême droite totalement marginale et sans relais", estime la formation de Marine Le Pen qui, en arrivant à la présidence du RN en 2011, avait exclu plusieurs militants ouvertement antisémites et, en 2015, avait exclu son propre père pour ses propos polémiques sur la Shoah.

Pour le RN, les vecteurs de l'antisémitisme sont "l'idéologie islamiste qui, sous couvert d'un antisionisme obsessionnel et violent, prospère partout avec le soutien des formations politiques de gauche et d'extrême gauche et la passive complicité d’un certain nombre d'élus de droite".

"Aujourd'hui en France, l’antisémitisme, il est rouge et vert", a affirmé sur Cnews le porte-parole du RN Sébastien Chenu. Le député du Nord a accusé le patron de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon de "cautionner un certain nombre d'agissements dans ses troupes de députés (...) qui sont pro-palestiniens et montrent du doigt la communauté juive de notre pays".

Marine Le Pen avait participé en mars 2018 à la marche blanche contre l'antisémitisme après le meurtre de Mireille Knoll. Accueillie par des huées, elle avait finalement réussi à rejoindre la marche un peu plus tard.

Partager cet article

Dans la même thématique

Antisémitisme: le RN absent mardi mais rendra un hommage séparé
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Antisémitisme: le RN absent mardi mais rendra un hommage séparé
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Antisémitisme: le RN absent mardi mais rendra un hommage séparé
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le