Antisémitisme: texte de Ciotti (LR) déjà ficelé pour durcir les sanctions
Le député LR Éric Ciotti a annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi pour "mieux lutter contre l'explosion des actes...

Antisémitisme: texte de Ciotti (LR) déjà ficelé pour durcir les sanctions

Le député LR Éric Ciotti a annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi pour "mieux lutter contre l'explosion des actes...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR Éric Ciotti a annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi pour "mieux lutter contre l'explosion des actes antisémites", les injures liées à une appartenance religieuse et durcir les sanctions sur les réseaux sociaux.

"Au-delà des manifestations et des déclarations d'intention, il est temps de modifier radicalement notre arsenal législatif pour mieux lutter contre ces phénomènes qui gangrènent notre République", a affirmé dans un communiqué l'élu des Alpes-Maritimes, au lendemain des rassemblements contre l'antisémitisme qui ont réuni des milliers de personnes à Paris et partout en France.

M. Ciotti a souligné "l'augmentation inquiétante" des actes antisémites en 2018, "nourri(s) par l'islamisme" selon lui. "Cet antisémitisme (...) a produit un malaise profond parmi les Français de confession juive, dont une partie décide malheureusement de quitter la France", argumente-t-il.

Au total, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, un chiffre en hausse de 74% sur un an mais qui reste inférieur au dernier pic de 2014 (851) et de 2004 (974).

Pour remédier à cette situation, Eric Ciotti préconise "un durcissement du cadre législatif avec la création d'un délit de droit commun" pour racisme et antisémitisme, passible "de deux ans d'emprisonnement et de 70.000 euros d'amende, contre un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende actuellement".

Afin de lutter contre les insultes sur les réseaux sociaux, le questeur de l'Assemblée nationale propose de s'inspirer du "modèle allemand" qui permet "de bloquer ou retirer" les contenus "dans les 24 heures qui suivent leur notification". Il suggère de porter de 375.000 euros à 37,5 millions les montants des amendes visant les hébergeurs, tels Facebook et Twitter, qui ne respecteraient pas cette obligation.

Enfin, M. Ciotti soumet l'idée de rendre obligatoires "une pièce d'identité ainsi qu'une déclaration de responsabilité" pour ouvrir un compte sur les réseaux sociaux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le