APL: les Insoumis provoquent une bronca à l’Assemblée en brandissant « 5 euros de courses »
Les Insoumis ont provoqué mercredi une bronca à l'Assemblée en brandissant symboliquement 5 euros de conserves et autres paquets...

APL: les Insoumis provoquent une bronca à l’Assemblée en brandissant « 5 euros de courses »

Les Insoumis ont provoqué mercredi une bronca à l'Assemblée en brandissant symboliquement 5 euros de conserves et autres paquets...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les Insoumis ont provoqué mercredi une bronca à l'Assemblée en brandissant symboliquement 5 euros de conserves et autres paquets de pâtes pour dénoncer la politique budgétaire de l'exécutif et en particulier la baisse des APL, le gouvernement dénonçant de la "démagogie".

"Depuis votre arrivée, le Smic n'a pas été revalorisé, le gel du point d'indice des fonctionnaires a été maintenu, la CSG va être augmentée avec pour conséquence que les retraités vont voir baisser leur pouvoir d'achat", a dénoncé le député Alexis Corbière. Il a fustigé "surtout" la décision du gouvernement de baisser de 5 euros à partir d'octobre le montant versé aux bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL), qui attaque "les plus pauvres".

Et l'élu de Seine-Saint Denis de poursuivre: "5 euros, c'est une somme qui permet de se nourrir pendant quelques jours pour beaucoup de personnes. J'ai fait les courses ce matin, elles sont là". Les députés de son groupe ont alors brandi paquets de nouilles, de riz, boîtes de conserve et autres sachets de pain de mie.

Le geste a suscité une bronca dans l'hémicycle, le chef de file des élus LR Christian Jacob criant notamment: "Qu'est-ce que c'est que ça?"

L’utilisation, notamment pendant les questions au gouvernement, à l’appui d’un propos, de graphiques, de pancartes, de documents, d’objets ou instruments divers est interdite par le règlement de l'Assemblée.

En réponse, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin a défendu les économies programmées en citant diverses augmentations dont l'allocation adulte handicapé, le minimum vieillesse ou encore la prime d'activité et lancé: "Personne n'a le monopole du coeur, mais certains semblent avoir le monopole de la démagogie", déclenchant des applaudissements de la majorité.

"Et moi, dans ma commune à Tourcoing, je les vois tous les jours les gens qui font les courses", a ajouté M. Darmanin, encore maire de la ville du Nord, pour qui "le meilleur moyen de faire une politique sociale c'est retrouver du travail pour tout le monde".

Après une interruption de séance, le président du groupe LR Christian Jacob a fait un rappel au règlement sur "la tenue" des débats, déplorant une permissivité "sans limites" et se demandant si le président de l'Assemblée François de Rugy est "tétanisé" par les Insoumis ou s'il "ne se sent pas capable de présider, de tenir la police de notre assemblée".

"On est passé du sans cravates aux sans vestes. Maintenant, les paniers à provisions arrivent dans l'hémicycle. Jusqu'où va-t-on aller?", s'est insurgé l'élu LR de Seine-et-Marne, ironisant sur de futures séances "en short et en tongs", ou avec "des cagettes de tomates" pour "se les échanger d'une tribune à l'autre".

Un peu plus tard, Annie Genevard (LR) s'est aussi indignée du comportement des Insoumis après une mise en cause du "pantouflage" passé d'Emmanuel Macron par l'Insoumis François Ruffin.

Exprimant sa "consternation", elle a déploré une entorse à "l'usage dans cette Assemblée qu'on ne mette pas en cause le président" de la République, affirmant que "les Français exigent de nous une certaine forme de tenue, qui passe par le respect des règles qui sont les nôtres".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le