APL: Mézard prétend avoir reçu tous ceux qui « ont quelque chose à dire »
Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a affirmé avoir "reçu" tous ceux "qui ont quelque chose à dire" sur la...

APL: Mézard prétend avoir reçu tous ceux qui « ont quelque chose à dire »

Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a affirmé avoir "reçu" tous ceux "qui ont quelque chose à dire" sur la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a affirmé avoir "reçu" tous ceux "qui ont quelque chose à dire" sur la baisse des aides personnelles au logement (APL) décidée par le gouvernement, notamment décriée pour une absence de concertation.

Interrogé dans un climat houleux à l'Assemblée nationale par le député-maire (NG) de Sarcelles François Pupponi pour savoir s'il acceptait "de retirer cette proposition", M Mézard a répondu: "Non, car c'est une question budgétaire".

Invité par le député à "se mettre autour de la table des négociations avec les représentants des locataires, des bailleurs, la Cnaf, la fondation abbé Pierre, pour trouver les 150 millions d'économies sans pénaliser les allocataires", le ministre a déclaré: "Nous avons entendu, reçu tous les intervenants qui ont quelque chose à dire sur ce dossier".

La veille, la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf), qui gère ces aides, avait déploré n'avoir "pas été consultée" sur la baisse de 5 euros par mois et par foyer à partir d'octobre décidée par le gouvernement.

Le président de son conseil d'administration Jean-Louis Deroussen, a ainsi dénoncé une décision "brutale" et "injuste".

De même, les bailleurs sociaux réunis au sein de l'Union sociale de l'habitat (USH) et trois associations de défense des consommateurs (CLCV, CGL et CNL) ont regretté depuis cette annonce de ne pas avoir été consultés.

"On ne prend pas une telle mesure, annoncée un samedi au creux de l'été, sans aucune concertation !" a ainsi déclaré à l'AFP Frédéric Paul, directeur général de l'USH.

Quant à la fondation Abbé Pierre, elle souhaite être reçue par le gouvernement et juge "préoccupante" cette décision qui touchera "les plus pauvres".

Un peu plus tôt dans l'hémicycle, des députés de la France insoumise avaient brandi un panier de denrées alimentaires d'une valeur de 5 euros, composé notamment de pâtes, de sauce tomate et de pain de mie, afin d'illustrer la perte de pouvoir d'achat mensuelle pour un ménage modeste.

Le député de Seine-St-Denis Alexis Corbière a ainsi fustigé un "gouvernement de nouveaux riches qui fabrique des nouveaux pauvres".

Pour justifier cette mesure censée permettre d'économiser 97,5 millions sur les trois derniers mois de l'année, M Mézard a déclaré: "La politique du rabot, malheureusement, tous les gouvernements successifs l'ont pratiquée".

Partager cet article

Dans la même thématique

APL: Mézard prétend avoir reçu tous ceux qui « ont quelque chose à dire »
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

APL: Mézard prétend avoir reçu tous ceux qui « ont quelque chose à dire »
3min

Politique

« Ce sont des centaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui en train de mourir », alerte ce médecin généraliste installé en Haute-Vienne

En France, neuf millions de personnes vivent dans un désert médical. L’augmentation de ce chiffre ne cesse d’inquiéter les professionnels de santé qui appellent le personnel politique à agir au plus vite, car derrière les statistiques se cache un véritable enjeu sanitaire. Raccourcir les parcours de formation des médecins ? Aller aux devants des patients avec des bus médicalisés ? Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Corinne Imbert et le médecin généraliste Martial Jardel pour en débattre dans l’émission Et la Santé ça va ?.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le