Appel contre l’antisémitisme : le rassemblement du 19 février est une « récupération » estime Jordan Bardella (RN)
La tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes du 26 mai prochain considère que les partis politiques font preuve de « récupération politique », en organisant une mobilisation contre l’antisémitisme le 19 février.

Appel contre l’antisémitisme : le rassemblement du 19 février est une « récupération » estime Jordan Bardella (RN)

La tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes du 26 mai prochain considère que les partis politiques font preuve de « récupération politique », en organisant une mobilisation contre l’antisémitisme le 19 février.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Violemment pris à partie ce samedi 16 février, devant le passage d’un cortège des gilets jaunes à Paris, le philosophe Alain Finkielkraut a évoqué le lendemain des propos qui relevaient de la « rhétorique islamiste », après les injures antisémites dont il a été l’objet. Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national (RN) aux élections européennes, partage ce constat. « Ça fait des années qu'on explique qu'il existe dans notre pays une montée de l'antisémitisme qui est corrélée à celle de l'islamisme », a-t-il expliqué, dans la matinale de Public Sénat.

Face à la multiplication des messages et actes anti-juifs, la plupart des grands partis politiques français ont lancé un appel unitaire la semaine dernière pour organiser un rassemblement contre l’antisémitisme ce mardi 19 février.

« Une opération d’enfumage »

« Ce n’est pas un rassemblement contre l’antisémitisme », a balayé Jordan Bardella, dont le parti n’a pas été convié. « Ce sont des partis politiques qui sont au pouvoir depuis 30 ans dans notre pays et qui n’ont strictement rien fait face à la montée de l’islamisme qui ont décidé un petit coup de com. » Il ajoute qu’il s’agit d’une  « opération d’enfumage » et qu’il ne participera pas à cette « récupération politique ».

« On n’a pas été invité d’ailleurs », a-t-il rappelé. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait répondu aux protestations du RN. « Si l'on a besoin d'un carton d'invitation pour dire que l'on est contre l'antisémitisme, on n'a sans doute pas sa place dans la République. » Ce lundi, Jordan Bardella lui répond : « On les sent un peu mal à l’aise là-dessus, et je pense qu’ils n’ont pas vraiment de leçons à donner. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le