Appel d’élus LR pour Macron: « une gifle » aux candidats LR, juge Ciotti
Le secrétaire général adjoint Les Républicains Eric Ciotti a estimé mercredi que l'appel d'élus LR à saisir la "main tendue" d...

Appel d’élus LR pour Macron: « une gifle » aux candidats LR, juge Ciotti

Le secrétaire général adjoint Les Républicains Eric Ciotti a estimé mercredi que l'appel d'élus LR à saisir la "main tendue" d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général adjoint Les Républicains Eric Ciotti a estimé mercredi que l'appel d'élus LR à saisir la "main tendue" d'Emmanuel Macron était "une gifle" aux candidats LR pour les législatives, avec derrière le souhait d'entrer au gouvernement d'Edouard Philippe.

"Cet appel à la main tendue, je (le) considère moi plutôt comme une gifle donnée à nos candidats", a déclaré le député LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), sur Europe 1.

"Beaucoup espèrent être au gouvernement, soyons clairs", a-t-il poursuivi. "Cette main tendue, c’est la main sur le téléphone portable pour qu’on les appelle".

"Nous, nous voulons être clairs, avec François Baroin, sur des convictions. L'important, c’est d’établir ce qui nous différencie. Ca ne veut pas dire que demain il ne faudra pas réformer complètement notre famille politique. (...) Il faudra une ligne idéologique claire, ça ne veut pas dire que sur tel ou tel sujet on ne sera pas amener à voter comme le gouvernement", a développé M. Ciotti.

Interrogé sur le cas de Nathalie Kosciusko-Morizet, signataire de l'appel à saisir la main tendue du président d'En Marche!, M. Ciotti a affirmé que "si elle figure dans le gouvernement, eh bien ce sera une décision de ne plus participer à notre famille politique".

NKM a obtenu l'investiture de LR dans la 2e circonscription de Paris, mais le maire LR du VIe arrondissement de Paris, Jean-Pierre Lecoq, y a aussi déposé mardi sa candidature. "Je ne veux pas de procès d’intention, Nathalie Kosciusko-Morizet est investie par notre famille politique et j’espère qu’elle restera dans notre famille politique", a déclaré M. Ciotti.

"Le pouvoir attire. C'est extraordinairement humain. (...)", a pour sa part reconnu sur CNews Eric Woerth, chargé du projet LR pour les législatives, pour qui les personnalités LR qui accepteraient d'entrer au gouvernement "ont tort".

"Je ne mets pas en cause d'ailleurs la sincérité de la démarche, de dire on va pouvoir peut-être changer les choses, casser les codes (...)", a-t-il affirmé, jugeant cependant qu'"avant les élections législatives, c'est juste pas possible".

Appel d'élus LR pour Macron: "une gifle" aux candidats LR, juge Ciotti

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le