Appel quasi unanime de la classe politique à voter Macron
La très grande majorité de la classe politique a appelé dimanche à voter pour Emmanuel Macron, qui sera opposé à Marine Le Pen au...

Appel quasi unanime de la classe politique à voter Macron

La très grande majorité de la classe politique a appelé dimanche à voter pour Emmanuel Macron, qui sera opposé à Marine Le Pen au...
Public Sénat

Par Stéphanie LEROUGE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

La très grande majorité de la classe politique a appelé dimanche à voter pour Emmanuel Macron, qui sera opposé à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, avec cependant des nuances dans l'expression, et des exceptions.

- Ceux qui annoncent qu'ils voteront Macron

- Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a appelé dimanche à voter Emmanuel Macron, réclamant une "position claire de tous les républicains" face au "projet funeste" du FN, "quinze ans après le choc d'avril 2002".

- François Fillon, le candidat de la droite battu au premier tour: "Il n'y a pas d'autre choix que de voter contre l'extrême droite, je voterai donc en faveur d'Emmanuel Macron."

- Benoît Hamon a appelé à "battre le plus fortement et le plus puissamment possible le Front national (...) en votant pour Emmanuel Macron".

- Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS: "Le 2e tour n'est pas gagné. Le PS va devoir se rassembler pour faire barrage au FN." (sur Twitter)

- François Baroin, sénateur-maire LR de Troyes, sur TF1: "A titre personnel, je voterai naturellement Emmanuel Macron." "Il ne peut pas y avoir de ni-ni pour la présidence de la République, il ne peut pas y avoir de ni-ni pour la garantie de nos institutions, il ne peut pas y avoir de ni-ni pour le pacte républicain et le vivre-ensemble."

- Pierre Laurent, secrétaire national du PCF: "Nous allons appeler à battre Marine Le Pen, il y a un seul bulletin pour le faire, mais l'utilisation de ce bulletin ne vaut pas adhésion au programme d'Emmanuel Macron." (sur France 2)

- Manuel Valls: "Comme au 1er tour je voterai Emmanuel Macron le 7 mai. Chacun doit mesurer la gravité du moment et tout faire pour rassembler. Pour la France." (sur Twitter)

- Jean-Louis Borloo, ex-ministre de l'Ecologie de François Fillon, a déclaré dimanche à l'AFP apporter son "soutien total" à Emmanuel Macron, qui "devra porter le renouveau politique, la modernité, la solidarité et la cohésion dont la France a tant besoin".

- Cécile Duflot (EELV): "Je voterai sans hésiter pour Emmanuel Macron." (sur TF1)

- Ceux qui le font savoir implicitement

- François Hollande exprimera "très clairement" son choix pour le second tour et "rapidement", mais pas dès dimanche soir, selon l'Elysée, qui a précisé que le président avait déjà félicité Emmanuel Macron.

- Ceux qui appellent à ne pas voter pour le FN

- Laurent Wauquiez, vice-président du parti Les Républicains, a demandé dimanche soir "à ceux qui nous ont fait confiance de ne pas voter pour Marine Le Pen".

- Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière, a appelé sur Twitter à "rejeter le vote pour Marine Le Pen". "Pour ma part je voterai blanc en rejetant le FN mais sans croire que Macron est un barrage."

- Clémentine Autain, soutien de Jean-Luc Mélenchon, a lancé "un appel à battre l'extrême droite". "Si les résultats étaient confirmés, pas une voix pour l'extrême droite, c'est l'évidence, mais pour autant, nous n'avons pas changé de position sur ce qu'est Emmanuel Macron (...) la poursuite de cette politique libérale est une catastrophe pour notre pays" (sur BFMTV).

- Ceux qui ne donnent pas de consigne de vote (pour l'instant)

- Jean-Luc Mélenchon, battu au premier tour, n'a pas donné de consigne de vote, disant vouloir laisser les quelque 440.000 militants de la France insoumise décider.

- Philippe Poutou: "Dimanche 7 mai, beaucoup voudront faire barrage au FN en votant Macron (...) Nous voulons rappeler que ce sont bien les politiques d'austérité et sécuritaires, en particulier quand c'est la prétendue gauche de gouvernement qui les a portées, qui restent la cause de la montée du FN et de ses idées nauséabondes. Macron n'est pas un rempart contre le FN (...) Le NPA et ses militants se joindront aux manifestations contre le FN." (communiqué)

- Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle, a indiqué qu'il annoncerait son choix "en début de semaine", après avoir réuni les instances de son parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture
5min

Politique

Accord du Mercosur : aubaine ou menace ?

Le 18 décembre, lors du Conseil européen à Bruxelles, les 27 devraient donner leur feu vert à l’accord commercial avec les pays du Mercosur. Prise en étau entre les droits de douanes américains et la Chine, l’Union européenne cherche de nouveaux débouchés pour son industrie et son agriculture. Mais certains pays, comme la France, craignent un dumping sur les prix et les normes environnementales. Alors l’accord avec le Mercosur est-il un bon deal pour l’UE ? « Ici l’Europe » ouvre le débat, avec les eurodéputés Saskia Bricmont (Les Verts/ALE, Belgique) et Charles Goerens (Renew, Luxembourg).

Le

Appel quasi unanime de la classe politique à voter Macron
4min

Politique

« Il faut qu’autour des écoles, on n’ait pas de MacDo et de kebabs », déclare la sénatrice des Bouches-du-Rhône Brigitte Devésa

Le surpoids semble être la nouvelle épidémie du XXIè siècle. En France, près de la moitié de la population est concernée, constituant un véritable enjeu de santé publique. De quoi alerter le législateur qui entend renforcer les mesures de prévention et d’accompagnement sur le sujet. Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Brigitte Devésa et le nutritionniste créateur du nutri-score Serge Hercberg pour en débattre dans l’émission Et la santé ça va ?.

Le

Appel quasi unanime de la classe politique à voter Macron
5min

Politique

Budget de l’agriculture : le Sénat adopte des crédits en baisse, la gauche dénonce les coupes dans la transition écologique

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Sénat a adopté les crédits de la mission agriculture du budget 2026. En prenant en compte les crédits européens, les dépenses fiscales et sociales, l’enveloppe allouée à l’agriculture s’élève à 25 milliards. Toutefois les crédits sont en baisse par rapport au dernier exercice effectivement exécuté en 2024. A gauche, les sénateurs ont dénoncé les fortes coupes dans la transition écologique.

Le

Appel quasi unanime de la classe politique à voter Macron
2min

Politique

Dermatose des bovins : « Nous ne laisserons aucun éleveur seul », promet Annie Genevard

Alors que le Sénat examine les crédits de la mission agriculture du budget 2026, la ministre, Annie Genevard a assuré que l’Etat serait aux côtés des éleveurs de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et a réaffirmé la politique d’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés et d’une vaccination élargie.

Le