Après FO, Mailly ira au Comité économique et social européen
Jean-Claude Mailly, numéro un de FO pour encore quelques semaines, prévoit de "prendre un mandat" au Comité économique et social...

Après FO, Mailly ira au Comité économique et social européen

Jean-Claude Mailly, numéro un de FO pour encore quelques semaines, prévoit de "prendre un mandat" au Comité économique et social...
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Jean-Claude Mailly, numéro un de FO pour encore quelques semaines, prévoit de "prendre un mandat" au Comité économique et social européen une fois le sien terminé, a-t-il annoncé jeudi, démentant des informations du Canard enchaîné selon lesquelles il viserait le perchoir de cette institution.

"Je le souhaitais, et mes camarades (de FO, NDLR) étaient d'accord que je prenne un mandat FO" au sein de cette institution qui réunit les représentants des organisations patronales et syndicales de l'Union européenne, a expliqué le secrétaire général de FO devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Interrogé sur l'article du Canard enchaîné, qui indique que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, s'est "engagée à le coacher dans sa nouvelle carrière" et qu'en outre il visait le perchoir, M. Mailly a réfuté.

"+Coaché par Pénicaud+, ça me fait sourire" et le "perchoir, je n'y ai jamais pensé, ce n'est pas mon objectif", a-t-il assuré, soulignant que cette fonction n'était pas "un poste à temps plein".

"C'est la direction des affaires internationales du ministère du Travail qui fait la démarche administrative , mais c'est nous (FO) qui décidons" de la personne qui doit siéger au sein de ce comité.

Il a expliqué "vouloir ce poste" parce qu'il "croit à l'Europe" et pense qu'il "faut un dialogue social spécifique zone euro".

A la tête de FO depuis 2004, M. Mailly a été vivement critiqué en interne pour sa position jugée insuffisamment offensive contre les ordonnances réformant la loi travail. Il avait alors écarté des rumeurs, selon lesquelles sa position était dûe au fait qu'il négocierait des postes pour ses proches ou lui-même.

"Je ne regrette rien", a-t-il réaffirmé jeudi, à propos de sa décision de ne pas manifester contre les ordonnances, ajoutant que "c'était la meilleure tactique dans la période", juste après l'élection d'Emmanuel Macron.

M. Mailly a également fait un lien entre l'opposition interne à l'époque à la perspective du congrès FO, qui doit se tenir du 23 au 27 avril, et où il doit passer la main à Pascal Pavageau, issu de la fonction publique.

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