Après la loi NOTRe, quels sont les nouveaux pouvoirs des régions ?
Vous vous souvenez peut-être qu’il y a 5 ans, la France est passée de 22 à 13 régions métropolitaines. Ce redécoupage de la carte des régions n’était en fait qu’une partie de la réforme territoriale menée sous le quinquennat de François Hollande. Depuis, quels pouvoirs possèdent les régions ? Réponse avec le 6ème épisode de série « Elections locales : mode d’emploi ». Une série de 12 vidéos pédagogiques, coproduite avec France 3 NoA, pour tout savoir sur les élections départementales et régionales.

Après la loi NOTRe, quels sont les nouveaux pouvoirs des régions ?

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a 5 ans, la France est passée de 22 à 13 régions métropolitaines. Ce redécoupage de la carte des régions n’était en fait qu’une partie de la réforme territoriale menée sous le quinquennat de François Hollande. Depuis, quels pouvoirs possèdent les régions ? Réponse avec le 6ème épisode de série « Elections locales : mode d’emploi ». Une série de 12 vidéos pédagogiques, coproduite avec France 3 NoA, pour tout savoir sur les élections départementales et régionales.
Public Sénat

Par Louis Mollier

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

A l’heure d’élire vos conseillers régionaux et départementaux, retour sur ce que les réformes récentes ont changé pour les collectivités locales.

Après François Mitterrand dans les années 1980 et Jacques Chirac dans les années 2000, François Hollande lance en 2013 « l’acte III » de la décentralisation. Le but, c’est que l’Etat délègue du pouvoir aux collectivités locales comme les communes, les intercommunalités, les départements ou les régions. C’est dans ce contexte que la carte des régions a été redessinée pour créer des régions plus importantes et plus puissantes. Leur pouvoir sera ensuite renforcé par la fameuse loi « portant nouvelle organisation territoriale de la République », plus souvent et plus simplement appelée « Loi NOTRe ».

La loi NOTRe est donc une loi de décentralisation, qui délègue des compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités locales. Mais pas n’importe lesquelles. La nouveauté de cet « acte III » de la décentralisation c’est qu’il se fait en faveur des régions et des intercommunalités.

Au départ, il était même question de supprimer les départements ! Finalement, devant la complexité de l’opération, le gouvernement de Manuel Valls transfert simplement des compétences des départements aux régions. Par exemple, avant la loi NOTRe, les départements s’occupaient des services de transports routiers, comme les autocars qui font la liaison entre les communes rurales. Avec la loi NOTRe, ce sont maintenant les régions qui gèrent le ramassage scolaire et qui peuvent décider d’ouvrir ou de fermer une ligne d’autocar dans votre commune.

L’autre grand gagnant de la loi NOTRe, ce sont les intercommunalités – un regroupement administratif de plusieurs communes dont le but est de gérer certains problèmes à une plus grande échelle. Cette option administrative est souvent une solution concrète pour des petites communes qui se regroupent pour pouvoir répondre à des problèmes qu’un village ne peut pas résoudre.

Souvent, des communes rurales se regroupent dans une intercommunalité pour s’occuper de la gestion de l’eau par exemple. C’est difficile pour un village de quelques centaines d’habitants d’engager de lourds travaux sur le réseau de distribution de l’eau. Mais pour une intercommunalité de 15 000 habitants – seuil relevé par la loi NOTRe – c’est déjà plus envisageable. La loi NOTRe oblige d’ailleurs les communes à transférer la gestion de l’eau et de l’assainissement aux intercommunalités.

A l’inverse, l’intercommunalité est aussi une solution attrayante pour les grandes métropoles qui veulent rayonner à l’international. Dans la foulée de la loi NOTRe, les métropoles du Grand Paris, d’Aix-Marseillle-Provence et du Grand Lyon ont été créées. Le Grand Lyon a d’ailleurs un statut un peu particulier puisqu’il a complètement remplacé le département du Rhône pour les 59 communes qui la composent. Si vous résidez dans une de ces communes, vous ne voterez donc pas aux prochaines élections départementales : c’est le conseil de la Métropole élu lors des dernières élections municipales qui remplira cette fonction.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Après la loi NOTRe, quels sont les nouveaux pouvoirs des régions ?
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le