Après les européennes, le remaniement ?
Les invités d’« On va plus loin » débattent de la stratégie d’Emmanuel Macron pour cette campagne des européennes ainsi que pour l’après.

Après les européennes, le remaniement ?

Les invités d’« On va plus loin » débattent de la stratégie d’Emmanuel Macron pour cette campagne des européennes ainsi que pour l’après.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

À quatre jours du scrutin des élections européennes, le président de la République met le turbo et s’engage encore un peu plus dans la campagne, avec une interview donnée à plusieurs titres de la presse quotidienne régionale.

Pour Jean-Sébastien Ferjou, le directeur de la rédaction d’Atlantico, Emmanuel Macron a deux enjeux : « Consolider son socle électoral (…) et ne pas raviver l’hostilité d’autres électeurs qui eux-mêmes seraient dans l’abstention et du coup parce qu’ils verraient trop le Président, décideraient d’aller voter dans une espèce de vote sanction. »

La pression est forte pour le chef de l’État alors que plusieurs sondages donnent le Rassemblement national devant La République en marche, dans les intentions de vote. Si c’est le cas un remaniement important pourrait se profiler. « Si le résultat est vraiment trop mauvais, il faudra bien que le président de la République trouve un moyen pour se relégitimer » explique Stéphane Vernay, le directeur de la rédaction parisienne de Ouest-France, qui a fait partie des journalistes de la presse régionale qui ont interviewé le Président.

« Le problème c’est qu’[Emmanuel Macron] manage plus qu’il ne préside » estime de son côté le professeur de communication politique à l’Université Paris-Sorbonne, Arnaud Benedetti. « S’il change de Premier ministre à la suite d’un échec électoral, il faudra aussi qu’il nous dise quelle est sa ligne politique. Parce que quand vous changez de Premier ministre il faut aussi qu’il y ait à un moment donné un infléchissement (…)  Là, Emmanuel Macron nous dit que de toute façon, il ne veut pas changer de ligne politique. Donc si vous ne voulez pas changer de ligne politique à quoi ça sert de changer de Premier ministre ? (…) Et aux yeux de l’opinion, je ne suis pas sûr que le Premier ministre soit considéré comme le vrai problème. Le vrai problème aujourd’hui aux yeux de l’opinion (…) c’est plus Emmanuel Macron. »

 

Vous pouvez voir et revoir ce débat, en intégralité :

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le