Après les municipales, Alain Joyandet (LR) demande « un seul candidat » à droite et au centre pour l’élection présidentielle 2027

Invité à commenter l’issue des élections municipales, Alain Joyandet (LR) estime que ce scrutin a montré la nécessité pour la droite de se rassembler avec le bloc central en vue de la présidentielle de l’an prochain. « On voit dans ces résultats (...) qu’il y a un espace politique entre le RN et la gauche », explique, dans la matinale de Public Sénat, le sénateur de Haute-Saône.
Théodore Azouze

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Quelle stratégie pour la droite en 2027 ? Dernier scrutin avant l’élection présidentielle l’an prochain, le second tour des municipales a permis aux Républicains de reprendre des couleurs dans plusieurs villes moyennes, comme à Brest, Limoges ou Besançon. Mais le parti dirigé par Bruno Retailleau a également perdu sa plus importante commune, Nîmes, ravie à la droite par le candidat communiste Vincent Bouget. Candidate LR, Rachida Dati n’est pas non plus parvenue à gagner à Paris, malgré son alliance avec la liste Horizons-Renaissance de  Pierre-Yves Bournazel entre les deux tours.

« Il y a un espace politique entre le RN et la gauche »

Certaines voix à droite estiment que ces résultats donnent des indications sur la stratégie à mettre en place dans la course à l’Élysée. « Le premier enseignement que je tire [de ces élections], c’est que partout sur le terrain où il y a une alliance entre LR, Horizons, le MoDem… c’est-à-dire tout le bloc central un peu élargi, ça gagne », réagit Alain Joyandet, sénateur LR de Haute-Saône, invité de la matinale de Public Sénat ce lundi 23 mars. « Partout où on n’a pas fait ça, ça perd. » Pour lui, l’exemple de la défaite de Rachida Dati dans la capitale est emblématique de ce rapport de force. « Comment est-ce possible à Paris que nous, la droite la plus bête du monde, on parte en ordre dispersé au premier tour ? », questionne-t-il.

À près d’un an de l’élection présidentielle de 2027, Alain Joyandet appelle à faire front uni « dès le premier tour » avec « tous les partis qui sont actuellement au gouvernement, plus LR ». « Il nous faut qu’un seul candidat », souligne l’ex-maire de Vesoul, regrettant l’absence d’« accords de premier tour » entre les chefs de ces différentes formations politiques avant ce scrutin local. « On voit dans ces résultats (…) qu’il y a un espace politique entre le RN et la gauche », poursuit-il. « Si on ne veut pas le faire, ça donne raison à ceux qui veulent faire l’union des droites. » Vendredi, le président du RN, Jordan Bardella, avait justement appelé sur CNews à ce que « tous les murs puissent tomber » entre son parti et le reste de la droite.

Gérald Darmanin veut aussi « un seul candidat de la droite et du centre »

À l’inverse, comme Alain Joyandet, Gérald Darmanin, a exhorté le bloc central et la droite à se réunir derrière une unique candidature. Le garde des Sceaux, transfuge de LR depuis son entrée au gouvernement lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, imagine même un socle de sensibilités encore plus large à rassembler. « Il faut un seul candidat de la droite et du centre, et peut-être même de la gauche républicaine qui refuse la France insoumise » Même discours dimanche soir pour le président de Renaissance, Gabriel Attal, tendant la main aux électeurs de la « droite républicaine », tout comme de la « droite républicaine ».

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, n’a de son côté pas évoqué dimanche soir l’hypothèse d’une union de la droite et du centre. Candidat déclaré à la présidentielle, il a affirmé « que la France n’est pas condamnée à une fausse alternative entre, d’un côté, les idéologues de LFI et de l’autre, les démagogues du Rassemblement national ». « Il existe une autre voie, une voie exigeante, une voie française, exprimée par des millions de nos compatriotes qui ne veulent ni du chaos social, vers lequel nous entraînerait LFI, ni du désordre budgétaire dans lequel nous précipiterait le programme économique du Rassemblement national », a poursuivi l’ex-ministre de l’Intérieur.

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