Aquarius: Hollande déplore « incohérence » et « division » des pays européens
François Hollande a déploré jeudi que les pays européens, dont la France, aient fait preuve d'"incohérence" face à la situation...

Aquarius: Hollande déplore « incohérence » et « division » des pays européens

François Hollande a déploré jeudi que les pays européens, dont la France, aient fait preuve d'"incohérence" face à la situation...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Hollande a déploré jeudi que les pays européens, dont la France, aient fait preuve d'"incohérence" face à la situation de l'Aquarius et affichent leur "division", estimant que les migrations posent la question de "l'avenir de l'Europe".

Evoquant en outre sur Europe 1 l'"axe" que les ministres italien, autrichien et allemand sont en train de constituer pour s'attaquer à l'immigration clandestine, il a souligné que ces "nouvelles règles ne sont pas compatibles avec les accords de Schengen et de Dublin", et qu'"il n'y a pas d'initiative à prendre sans que l'Europe elle-même en ait débattu et ait tranché".

Au-delà de l'Aquarius, "c'est l'avenir de l'Europe qui est posé", a-t-il ainsi estimé: "gardons-nous des règles avec un système d'asile européen - ce qui est préconisé par Mme Merkel, et elle a raison - ou revenons-nous à des frontières nationales ?", a-t-il alerté.

Il a par ailleurs salué "l'expression d'une valeur, l'humanité", par l'Espagne qui va accueillir les 629 migrants de l'Aquarius, et estimé que "ce sont les pays européens qui ont montré hélas dans cette affaire incohérence et division, et la France a été dans le lot".

Il a rappelé que lorsqu'un bateau affrété par une ONG humanitaire est proche d'un port, "la première règle c'est que le port doit s'ouvrir". L'Italie, "pays d'accueil", doit aussi "appliquer l'accord de Dublin" qui veut que les demandeurs d'asile doivent être enregistrés dans le pays d'arrivée. Puis, une fois les personnes enregistrées comme demandeurs d'asile, "il doit y avoir une répartition". "Or là, l'Italie n'a pas tort de dire que la répartition ne se fait pas", a-t-il estimé.

Il a reconnu un "retard" de la France dans ses engagements d'accueil dans le cadre de cette répartition, mais a souligné qu'elle enregistrait aujourd'hui 100.000 demandeurs d'asile chaque année, contre "40 à 50.000 avant 2015". Donc "ne laissons pas penser que la France n'a pas fait son devoir".

Pour lui, "l'accueil des demandeurs d'asile, c'est notre devoir". "Il y a trop d'immigration illégale en France", et lorsqu'on raccompagne les personnes, "on le fait dignement et sans stigmatisation, sans laisser penser qu'on est submergé", a-t-il plaidé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le

Aquarius: Hollande déplore « incohérence » et « division » des pays européens
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le