Aquarius: Mme Le Pen « inquiète » de voir une partie des migrants venir en France
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "extrêmement inquiète" de voir une partie des...

Aquarius: Mme Le Pen « inquiète » de voir une partie des migrants venir en France

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "extrêmement inquiète" de voir une partie des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "extrêmement inquiète" de voir une partie des migrants de l'Aquarius, qui a accosté en Espagne, venir prochainement en France.

Les premiers migrants du bateau Aquarius sont arrivés dimanche matin dans le port espagnol de Valence, après une semaine d'errance en mer.

"Ils auraient pu débarquer plus tôt en Tunisie ou en Algérie. Sauf qu'on est parti du principe depuis un certain nombre d'années que les migrants devaient systématiquement venir en Europe", a déploré Mme Le Pen au Grand Rendez-vous Europe1-CNEWS-Les Echos.

"Bien sûr, je suis heureuse qu'ils soient sains et saufs. Mais je suis extrêmement inquiète, j'ai entendu le Premier ministre indiquer qu'une partie d'entre eux allait venir en France", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

"Le signal de l'ouverture continue de nos frontières" se poursuit selon elle et "la prochaine fois, les bateaux iront directement dans les ports français".

Pour Mme Le Pen, "il y a une hypocrisie et un cynisme total à dire qu'on ne veut pas qu'il y ait des images d'un bateau qui accoste dans un port français et dans le même temps, on deale avec l'Espagne pour récupérer une partie des migrants".

"Emmanuel Macron est immigrationniste, on le voit partout, dans ses déclarations, sa filiation idéologique...", a fustigé la dirigeante du RN, pour qui "en matière d'immigration, il n'y a pas de fatalité", comme l'a montré selon elle la décision du gouvernement italien de refuser à l'Aquarius l'accès à ses ports.

Une partie des migrants de l'Aquarius doivent être accueillis en France, comme l'a proposé Paris. Une initiative saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez pour qui "cette offre démontre que c'est dans ce cadre de coopération que l'Europe doit donner une réponse, dans un esprit de solidarité européenne au contenu réel".

Concrètement, l'Office français de protection des réfugiés a indiqué à l'AFP être prêt "à envoyer en tout de début de semaine (à Valence) des équipes qui pourront s'assurer que les personnes relèvent bien du droit d'asile".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le