Arlette Laguiller, la lutte continue
A 80 ans passés Arlette Laguiller n’a pas totalement raccroché. Fidèle à ses idées révolutionnaires qui, elle l’assure, n’ont jamais varié, elle reste persuadée, plus que jamais, qu’il faut renverser le capitalisme. Un modèle responsable des crises sociales et écologiques qui le secouent. Si elle avoue n’avoir jamais vraiment cru arriver au pouvoir, elle reconnaît au micro de Rebecca Fitoussi que ses candidatures successives à l’élection présidentielle ont permis de faire avancer la cause de femmes.

Arlette Laguiller, la lutte continue

A 80 ans passés Arlette Laguiller n’a pas totalement raccroché. Fidèle à ses idées révolutionnaires qui, elle l’assure, n’ont jamais varié, elle reste persuadée, plus que jamais, qu’il faut renverser le capitalisme. Un modèle responsable des crises sociales et écologiques qui le secouent. Si elle avoue n’avoir jamais vraiment cru arriver au pouvoir, elle reconnaît au micro de Rebecca Fitoussi que ses candidatures successives à l’élection présidentielle ont permis de faire avancer la cause de femmes.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Quand Arlette Laguiller s’exprime, on a l’impression que le temps s’est arrêté. Candidate pour Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle dès 1974, elle continue de défendre l’idée de révolution. Il faut dit-elle « en finir avec ce système capitaliste qui nous mène à la catastrophe par tous les bouts. On voit des guerres partout, on voit cette catastrophe écologique, on voit que la situation des travailleurs ne va pas du tout en s’améliorant. Ces idées de changement de société m’ont porté à chaque élection et me portent encore aujourd’hui ».

Six fois candidate à l’élection présidentielle

Arlette Laguiller : « Je n’avais pas d’illusion d’arriver au pouvoir ! »

Candidate malheureuse six fois à l’élection présidentielle, avec du recul elle reconnaît n’avoir jamais vraiment cru qu’elle prendrait le pouvoir : « J’avais l’envie de représenter à la fois le monde du travail et à la fois les revendications des femmes, dans une période où quelques années après 1968 et la grève générale on était quand même en pleine ébullition, nous les femmes, pour gagner le droit à l’avortement et à la contraception. Et pour moi c’était plus pour parler de tout ça. Effectivement je n’avais pas l’illusion de pouvoir arriver au pouvoir ! », avant d’ajouter « vous savez, comme je l’ai dit des milliers de fois, si j’avais été élue présidente de la République je pense qu’il y aurait eu la révolution en France ».

Des candidatures qui ont fait avancer la cause des femmes

Si elle n’a pas réussi à conquérir le pouvoir et à changer le monde, elle reconnaît avoir fait avancer la cause des femmes : « Moi, ce que j’ai remarqué dans toutes les campagnes et surtout pour la première, c’est que d’un coup tous les hommes politiques se sont mis à parler des problèmes des femmes et de ce point de vue là c’est déjà une petite victoire de voir qu’on en tenait compte […] Et quand en 1974 Valéry Giscard d’Estaing est élu – Président de la République- il nomme une femme Françoise Giroud à la condition féminine et j’avais l’habitude de dire : elle me doit sa place ! Parce ce que justement j’avais ouvert une voie ».

Revoir l’émission en intégralité
 

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le