Asile: LFI propose un « statut de détresse climatique et humanitaire »
Les députés LFI ont proposé mercredi la création d'un "statut de détresse climatique et humanitaire" qui pourrait notamment être...

Asile: LFI propose un « statut de détresse climatique et humanitaire »

Les députés LFI ont proposé mercredi la création d'un "statut de détresse climatique et humanitaire" qui pourrait notamment être...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés LFI ont proposé mercredi la création d'un "statut de détresse climatique et humanitaire" qui pourrait notamment être accordé à "la plupart des 40.000 déboutés du droit d'asile" chaque année en France.

"On n'expulsera pas 40.000 personnes, nous le disons, nous l'assumons. Ce statut, qui reste à préciser, pourrait prendre en charge un bon nombre des déboutés du droit d'asile", a expliqué Eric Coquerel lors d'un point presse sur les propositions du groupe LFI pour "une politique migratoire humaniste, solidaire, raisonnée et réaliste".

Ce statut permettrait de répondre à "la responsabilité" qu'ont les pays du Nord dans les migrations par le réchauffement climatique et "les accords de libre-échange qui ont miné les économies des pays d'Afrique de l'Ouest", selon M. Coquerel. Cette nouvelle catégorie permettrait aussi d'inclure les "sévices" subis lors du trajet migratoire, comme en Libye.

"Notre pays a la capacité d'accueillir quelques dizaines de milliers de personnes supplémentaires", a insisté le député de Seine-Saint-Denis, en estimant que "cela ne créerait pas d'appel d'air parce que les personnes viennent de toutes façons déjà".

Le groupe a déposé plus d'une centaine d'amendements sur le projet de loi "asile et immigration", débattu cette semaine à l'Assemblée, que Danièle Obono considère, "comme 450 associations, inopportun, inefficace et dangereux" et qui conduit à "un débat extrêmement nauséabond".

Pour faire face à la hausse des arrivées et au "désordre" des campements "dont l'Etat a une part de responsabilité", Ugo Bernalicis a défendu la création "de centres humanitaires provisoires dans les zones saturées" ainsi que "10.000 places supplémentaires en structure d'accueil de type Cada".

Le député du Nord propose également d'accorder l'autorisation de travailler "dès l'arrivée sur le territoire", sans attendre le résultat de la demande d'asile. Il demande la "fin du délit de solidarité" pour que seuls les passeurs puissent être poursuivis ainsi que "l'interdiction pure et simple du placement en rétention des mineurs".

Enfin, au niveau international, Clémentine Autain a demandé "une conférence annuelle à l'ONU sur les migrations" et en Europe la suspension et la renégociation du règlement Dublin qui "conduit à concentrer la responsabilité de l'asile sur les pays d'arrivée", Grèce et Italie.

Les Insoumis veulent également la renégociation des accords du Touquet car "le Pas-de-Calais ne doit pas être le garde-frontière du Royaume-Uni".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le