Assassinat de Samuel Paty : « Il faut un délit d’entrave à l’exercice d’enseigner », affirme Annie Genevard
Tout comme son collègue sénateur LR, Olivier Paccaud, la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale souhaite la création d’un délit d’entrave à la liberté d’enseigner. Elle annonce également que les députés LR vont proposer au gouvernement une révision de la constitution « pour permettre une expulsion immédiate de tous ceux qui menacent la sécurité publique ». 

Assassinat de Samuel Paty : « Il faut un délit d’entrave à l’exercice d’enseigner », affirme Annie Genevard

Tout comme son collègue sénateur LR, Olivier Paccaud, la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale souhaite la création d’un délit d’entrave à la liberté d’enseigner. Elle annonce également que les députés LR vont proposer au gouvernement une révision de la constitution « pour permettre une expulsion immédiate de tous ceux qui menacent la sécurité publique ». 
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À l’instar de son collègue sénateur LR, Olivier Paccaud, la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale, Annie Genevard, souhaite la création d’un délit d’entrave à la liberté d’enseigner. « Il faut que les élèves et leurs familles sachent que l’école ne peut être livrée à leurs injonctions, à leurs menaces », argue la députée LR du Doubs, Annie Genevard, ce mardi dans la matinale de Public Sénat. Elle annonce également que le groupe LR à l'Assemblée nationale proposera au gouvernement une révision de la constitution « pour permettre une expulsion immédiate de tous ceux qui menacent la sécurité publique ». 

Après l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, le rôle de l’administration a été mis en cause. « L’administration a fait preuve de lâcheté parfois et on doit être aux côtés des enseignants particulièrement de ceux qui, courageusement, affrontent ces questions », affirme-t-elle. 

La députée du Doubs entend déposer une proposition de loi en ce sens ou un amendement durant l’examen du projet de loi sur le séparatisme qui arrivera à l’Assemblée en février 2021. « Il faut qu’il y ait un mouvement puissant en faveur de notre école puisque c’est là qu’est la racine du mal ou la solution », appuie Annie Genevard. 

Le sénateur LR, Olivier Paccaud, a, lui, d’ores et déjà déposé une proposition de loi rédigée comme suit : « Le fait de tenter d’entraver ou d’entraver par des pressions, menaces, insultes ou intimidations, l'exercice de la liberté d’enseigner selon les objectifs pédagogiques de l’Éducation nationale déterminés par le conseil supérieur des programmes, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ». Une démarche qui peine à convaincre les principaux intéressés (Lire notre article).

Interpellé par Olivier Paccaud lors d’une audition, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a émis des réserves « sur les effets juridiques que pourrait porter une telle idée » mais s’est dit ouvert « sur le principe » à en débattre. 

LR demande un durcissement de « notre loi fondamentale »

La vice-présidente LR de l'Assemblée nationale, Annie Genevard, a également affirmé que son groupe proposera au gouvernement une révision de la constitution « pour permettre une expulsion immédiate de tous ceux qui menacent la sécurité publique », cinq jours après l'attaque au couteau dans une église de Nice.

« Nous faisons une proposition constitutionnelle parce que, manifestement, l'Etat français s'est progressivement démuni au fil des années de la capacité à expulser ceux qui sont sur son sol et qui menacent la sécurité publique », a souligné la députée du Doubs.

« Sur les seuls demandeurs d'asile déboutés, seulement 15% sont réellement reconduits à la frontière », donne en exemple la vice-présidente de l'Assemblée nationale, qui réclame un durcissement de « notre loi fondamentale ».

Brahim Issaoui, l'auteur présumé de l'attaque mortelle au couteau jeudi dans la basilique de Nice, est un Tunisien de 21 ans, arrivé clandestinement en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre. Il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l'Italie, le 9 octobre, et n'est arrivé en France que deux jours avant l'attaque lors de laquelle il a tué trois personnes, selon une source proche de l'enquête.

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