Assemblée: Castaner défend « le bon déroulement global des travaux »
Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a appelé vendredi à se focaliser sur "le bon...

Assemblée: Castaner défend « le bon déroulement global des travaux »

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a appelé vendredi à se focaliser sur "le bon...
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Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a appelé vendredi à se focaliser sur "le bon déroulement global" des "travaux du Parlement", après que les incidents de séance ont émaillé la semaine de débats à l'Assemblée.

"Ce qui compte c'est que les choses avancent. Bien sûr il y a des débats, des reportages, des commentaires, des incidents de séance, ce qui n'est pas très nouveau", a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

"Mais l'ensemble des textes que nous avions inscrits à la session extraordinaire de juillet se poursuivent dans de bonnes conditions et nous serons en avance sur le calendrier que nous avions envisagé", a-t-il souligné, invitant à "regarder le bon déroulement global des travaux du Parlement (...) et à ne se focaliser que sur l'essentiel".

Dans les couloirs de l'Assemblée, un porte-parole des députés REM, Gilles Le Gendre, a assuré que les incidents en séance n'étaient "en aucun cas" de la "responsabilité" de son groupe. "Précisément ce pour quoi nous avons été élus, c'est pour essayer de mettre fin à ces pratiques" des anciens députés, a-t-il lancé devant la presse.

Les incidents se sont multipliés depuis lundi dans l'hémicycle. M. Castaner, qui s'est rendu brièvement à l'Assemblée vendredi matin au côté de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, puis est revenu dans l'après-midi, a été épinglé pour son absence, notamment jeudi par Les Républicains, les socialistes, voire La France insoumise.

Également pointées, les présences "intermittentes" du président de l'Assemblée François de Rugy et du chef de file des députés REM Richard Ferrand.

"Le ministre en charge des Relations avec le Parlement n'a surtout pas vocation à être en banc des ministres en lieu et place de ses collègues", s'est défendu M. Castaner.

Refusant d'abord de commenter les critiques contre M. Ferrand, il a invoqué "un principe de base: jamais un ministre ne doit se prononcer sur l'indépendance du fonctionnement des chambres". "Chaque groupe doit assumer son propre fonctionnement", a-t-il déclaré.

"On fera le moment voulu, on va laisser passer quelques semaines,(...) le bilan de l'hyperprésence de tous les présidents de groupe. Vous verrez qu'au fond Richard Ferrand sera certainement parmi les plus actifs à l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.

"Il est de tradition que tous les parlementaires n'assistent pas tous à tout moment à tous les débats, le président de groupe comme les autres", a affirmé de son côté M. Le Gendre.

Le secrétaire d'Etat a aussi vertement répondu au chef de file des députés PS Olivier Faure, qui a déploré dans la matinée à propos des débats "un échec collectif global parce que cette Assemblée, elle est ridicule".

"Vous parlez bien de celui qui était secrétaire général du groupe socialiste pendant 5 ans à l'Assemblée et qui a été président du groupe socialiste jusqu'à la fin de cette mandature? Je pense que, quand il évoque la question du ridicule, il doit savoir ce dont il parle", a dit M. Castaner, ex-député PS.

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