Assemblée: Eric Woerth élu président de la commission des Finances
Eric Woerth, député LR de l'Oise et ancien ministre du Budget, a été élu jeudi président de la commission des Finances de l...

Assemblée: Eric Woerth élu président de la commission des Finances

Eric Woerth, député LR de l'Oise et ancien ministre du Budget, a été élu jeudi président de la commission des Finances de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Eric Woerth, député LR de l'Oise et ancien ministre du Budget, a été élu jeudi président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, au troisième tour de scrutin, selon plusieurs députés.

Pour ce vote à huis clos, auquel les députés REM et MoDem n'ont pas participé sachant que cette présidence revient traditionnellement à l'opposition, trois tours ont été nécessaires pour départager les candidats.

M. Woerth l'a finalement emporté, à la majorité relative, avec 13 voix contre 7 pour Charles de Courson (UDI, groupe "constructifs") et 6 pour Valérie Rabault (Nouvelle Gauche, ex-PS). Présent au premier tour, Eric Coquerel (LFI) a retiré sa candidature ensuite.

Réélu pour un quatrième mandat de député de la 4e circonscription de l'Oise face à une candidate REM, M. Woerth, 61 ans, a été ministre du Budget de 2007 à 2010, puis du Travail en 2010. Il avait dû quelques mois après quitter le gouvernement en raison de sa mise en cause dans l'affaire Liliane Bettencourt, avant d'être finalement relaxé en mai 2015.

Longtemps trésorier de l'UMP, il avait été chargé du projet LR lorsque Nicolas Sarkozy avait repris le parti, ainsi que du projet pour la campagne présidentielle de François Fillon.

M. Woerth avait été choisi par le groupe LR mercredi pour la présidence de la commission des Finances, aux dépens du sortant Gilles Carrez.

"Il y a, traditionnellement, la commission des Finances avec un président au premier groupe d'opposition", avait noté il y a huit jours le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, ayant "le sentiment que ce sera un représentant des Républicains +canal historique+".

Mais son élection jeudi n'était pas acquise, notamment après le psychodrame dans la nuit autour du choix comme questeur de "l'opposition" de Thierry Solère, un "constructif" LR, et non d'Eric Ciotti, un LR historique.

Sur fond de bataille autour de la répartition de postes clefs, le chef de file des députés LR Christian Jacob en a appelé mercredi dans la soirée par courrier au nouveau président de l'Assemblée François de Rugy pour que les élus de la majorité REM n'interfèrent pas dans le choix du président de la commission des Finances.

Et si le président sortant de la commission, Gilles Carrez, plus consensuel, avait été choisi comme candidat par le groupe LR, "Charles de Courson et Valérie Rabault n'y seraient pas allés", selon une source parlementaire.

La France insoumise, qui a présenté Eric Coquerel comme candidat, revendiquait aussi la présidence de cette commission. Elle se considère "seul groupe" d'opposition, a déclaré mardi son président Jean-Luc Mélenchon, selon lequel son groupe sera "sans doute" le seul dont "tous les membres voteront contre la confiance au gouvernement" d'Edouard Philippe.

Le rapporteur général du budget sera finalement Jean-Noël Giraud, 57 ans, membre du groupe REM issu des radicaux de gauche, seul candidat jeudi, de source parlementaire.

Pour ce poste charnière stratégique entre la majorité et le gouvernement, le groupe La République en marche avait initialement élu en interne mercredi Laurent Saint-Martin, novice à l'Assemblée de 32 ans, selon un communiqué du parti.

La commission des Finances aura comme vice-présidents Jean-Noël Barrot, Laurent Saint-Martin et Emilie Cariou, tous trois REM, ainsi que Charles de Courson, élu au second tour, sachant que les députés REM n'ont pas pris part au vote.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of France’s Justice Minister Gerald Darmanin at National Assembly
9min

Politique

Moratoire, quotas, OQTF…  Pourquoi le plan de Gérald Darmanin pour « tarir l'immigration » se heurte à la Constitution et au droit européen

Dans une interview fleuve au Journal du Dimanche, le ministre de la Justice explique vouloir refonder la politique migratoire. Il reprend pour partie des mesures déjà défendues par la majorité sénatoriale de droite et du centre, mais dont la faisabilité et la constitutionnalité questionnent. De son côté, la gauche lui reproche d’entretenir à dessein « l’idée d’une submersion ».

Le

Encyclical by Pope Leo XIV
6min

Politique

Encyclique du pape Léon XIV : « Une mise en garde contre la culture de la performance et de l’optimisation permanente »

Dans l'encyclique « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique) publiée ce lundi, le pape Léon XIV a appelé, dans son premier texte majeur, à « désarmer » l'intelligence artificielle (IA) pour « l'empêcher de dominer l'humain ». Pour Éric Salobir, président de la Human Technology Foundation et expert dans les nouvelles technologies auprès du Saint-Siège, il s’agit d’un nouveau chapitre important de la doctrine sociale de l’Église. Entretien.

Le

Assemblée: Eric Woerth élu président de la commission des Finances
3min

Politique

Présidentielle : « Il n’y aura qu’un seul candidat du bloc central et ça sera Édouard Philippe », veut croire Naïma Moutchou (Horizons)

Invitée de notre matinale, la ministre des Outre-mer est revenue sur le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale qui place son candidat, Édouard Philippe, au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon. Naïma Moutchou estime que le maire du Havre a une longueur d’avance sur ses concurrents et s’imposera comme candidat du bloc central.

Le