Assemblée: LREM juge Woerth « légitime » à la tête de la commission des Finances
Le groupe LREM, par la voix de Gilles Le Gendre, a jugé mercredi Eric Woerth "légitime" à la tête de la commission des Finances...

Assemblée: LREM juge Woerth « légitime » à la tête de la commission des Finances

Le groupe LREM, par la voix de Gilles Le Gendre, a jugé mercredi Eric Woerth "légitime" à la tête de la commission des Finances...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le groupe LREM, par la voix de Gilles Le Gendre, a jugé mercredi Eric Woerth "légitime" à la tête de la commission des Finances de l'Assemblée, malgré sa mise en examen dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

En ouverture de la réunion mercredi matin de la commission, M. Woerth (LR) a dit un "petit mot" sur son "actualité personnelle", précisant qu'il ne ferait "pas part de (s)es sentiments personnels" mais "vous pouvez peut-être les imaginer".

"Je n'ai évidemment pas l'intention que tout cela puisse nuire à notre commission (...) Je suis prêt à parler avec quiconque le souhaite, en groupe ou seul, je suis prêt à rentrer dans le fond des faits qui me sont reprochés, dans le fond total, je suis très à l'aise avec tout cela", a poursuivi le député de l'Oise.

Gilles Le Gendre a alors pris la parole en tant que "vice-président du groupe" LREM: "Nous considérons que cette affaire n'a pas à impliquer qui que ce soit, n'a pas à justifier la moindre opposition et encore moins la moindre récupération du groupe majoritaire" et "nous considérons que vous êtes absolument légitime à la tête de cette commission".

L'élu de Paris, applaudi par les députés, a aussi indiqué que son groupe ne rentrerait pas "dans des discussions" sur le "fond" de l'affaire, dans laquelle M. Woerth est mis en examen pour "complicité de financement illégal de campagne" en tant que trésorier à l'époque.

Dans la foulée, Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem, a estimé qu'"on ne peut pas vivre dans une société où soupçon vaut mise en examen, et mise en examen vaut culpabilité".

Véronique Louwagie (LR) a aussi répété le "soutien" de son groupe envers M. Woerth.

Tôt mercredi matin, les commissaires LR aux finances s'étaient brièvement réunis autour de l'ex-ministre du Budget, qui tenait à "leur dire de vive voix ce qu'il en était", selon son entourage. "Personne ne l'a contesté", selon un député qui y a participé.

Le maintien de M. Woerth à la présidence de cette commission prestigieuse semble cependant faire débat parmi les "marcheurs". "Ca pose surtout un problème symbolique (...) Les Français sont en attente justement d’avoir des politiques exemplaires, et il faudrait vraiment que cette moralisation de la vie politique se concrétise rapidement pour qu’on regagne la confiance de l’ensemble des Français", a déclaré à LCP Catherine Fabre, pour sa part membre (LREM) de la commission des Affaires sociales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of the examination of the government of the finance bill PLF
11min

Politique

Budget : les tractations ont commencé pour tenter d’arracher un accord en commission mixte paritaire

Au moment où les sénateurs s’apprêtent à terminer l’examen du budget, les esprits sont déjà dans l’étape suivante, la commission mixte paritaire. Malgré de très grosses différences entre les députés et le texte du Sénat, l’idée d’un accord en CMP fait son chemin. Mais avant de voir une fumée blanche, beaucoup de chemin reste à faire. Pour préparer le terrain, les échanges informels ont déjà commencé.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : l’absence de budget au 31 décembre peut-elle impacter l’organisation des élections ?

Si le budget de la sécurité de sociale a été adopté par l’Assemblée nationale mardi, rien ne promet un même sort au projet de loi de finances, pour lequel les voies de compromis sont encore plus minces. En cas de non-accord sur le texte, le gouvernement serait contraint de recourir à une loi spéciale. Une piste qui éveille des inquiétudes quant à l’organisation des municipales, dont l’enveloppe est estimée à 200 millions d’euros.

Le