Assemblée: une formation aux « gestes qui sauvent » pour  commémorer le 13 novembre
Une poignée de députés La République en marche ont commémoré les attentats du 13 novembre 2015 en s'initiant lundi aux "gestes...

Assemblée: une formation aux « gestes qui sauvent » pour commémorer le 13 novembre

Une poignée de députés La République en marche ont commémoré les attentats du 13 novembre 2015 en s'initiant lundi aux "gestes...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Une poignée de députés La République en marche ont commémoré les attentats du 13 novembre 2015 en s'initiant lundi aux "gestes qui sauvent", pour inciter la population à se former.

Des mannequins jonchant le sol, des députés à genoux sur la moquette, entourés de sapeurs-pompiers de Paris: la scène était inhabituelle, dans un bureau du Palais-Bourbon.

"J'étais secouriste bien avant d'être députée. Une fois élue, j'ai été contactée par divers acteurs comme La Croix-Rouge. Lorsque j'ai entendu le ministre de l'Intérieur annoncer l'objectif de 80% de personnes formées, je me suis saisie de cette volonté-là", explique Béatrice Piron, élue des Yvelines, à l'origine de cette session de formation de deux heures.

Les sept députés participant - tous étaient conviés, assure Mme Piron - ont reçu la même formation aux gestes de premiers secours qui est dispensée dans tous les départements depuis les attentats de 2015: comment réagir aux situations exceptionnelles avec de nombreuses victimes (dégagement d'une victime, garrots, alerte des secours...) et à un arrêt cardiaque.

"Vous êtes une caisse de résonance, c'est important de motiver dans vos circonscriptions. On compte sur vous", lance un des formateurs, en remettant une "attestation de sensibilisation aux gestes qui sauvent" aux députés.

"Les préservent des vies au quotidien comme lors d'attentats comme ceux qui ont frappé la France le 2015. Merci aux pour leur mobilisation. ", a tweeté Huguette Tiegna, élue du Lot, photo à l'appui. Son groupe a retransmis en partie la formation via une vidéo sur Periscope.

Alors qu'elle avait été décrétée "grande cause nationale" après les attentats, la formation aux premiers secours tarde à se généraliser en France, faute de moyens et d'être obligatoire.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a souhaité mi-octobre qu'à court terme, "80% de la population puisse être formée (...) dès l’école", ou "dans nos entreprises, nos administrations".

Peu avant, Emmanuel Macron avait fait sien cet objectif de 80%, préconisé dans un rapport publié en mai dernier par le président de la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France, Eric Faure, et celui de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), Patrick Pelloux.

L'ancienne secrétaire d'Etat à l'Aide aux Victimes Juliette Méadel a estimé pour sa part lundi sur LCP que "toute la France doit être formée aux gestes de premiers secours dans les cinq prochaines années".

Partager cet article

Dans la même thématique

Assemblée: une formation aux « gestes qui sauvent » pour  commémorer le 13 novembre
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le

Assemblée: une formation aux « gestes qui sauvent » pour  commémorer le 13 novembre
3min

Politique

Logement : « Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social » estime Vincent Jeanbrun

Invité de notre matinale, le ministre du Logement n’a pas nié les difficultés d’un secteur en crise, et mise en réponse sur un « plan de relance. » Concernant le logement social, Vincent Jeanbrun défend toujours la fin du « logement social à vie » et l’expulsion de locataires condamnés pour des faits « particulièrement graves. »

Le

proc ok
3min

Politique

Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».

Le