Assistants d’eurodéputés: Castaner évoque une dénonciation du FN
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé mardi que l'enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs...

Assistants d’eurodéputés: Castaner évoque une dénonciation du FN

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé mardi que l'enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé mardi que l'enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs visant des assistants d'eurodéputés, dont une ex-collaboratrice de la ministre Marielle de Sarnez selon Le Parisien, était le fruit d'une dénonciation "calomnieuse" du Front national.

"Il faut lever tout doute sur cette dénonciation, dont je suis convaincu qu'elle est calomnieuse", a déclaré M. Castaner sur LCI. "C'est quand même le Front national qui fait une lettre. A une époque, on avait des lettres anonymes, là au moins, elle est signée", a-t-il ajouté, notant qu'à la suite de cette lettre "immédiatement, la justice européenne étudie cette demande", ce qui est "légitime".

M. Castaner a notamment fait valoir qu'à la différence du FN, visé par une enquête similaire, "on n'a pas des gens qui travaillaient pour un appareil politique, on a des gens qui travaillaient en circonscription électorale".

La nouvelle ministre des Affaires européennes "Marielle de Sarnez précise: la collaboratrice dont on parle travaillait", a-t-il insisté, alors que Mme de Sarnez a démenti lundi soir toute irrégularité dans l'emploi de son assistante.

Le porte-parole a plaidé pour "une égalité de traitement sur l'enquête" avec le parti de Marine Le Pen, se disant convaincu que "si Marielle de Sarnez était convoquée par la justice, elle s'y rendrait", ce qui est "une vraie différence avec le Front national".

Le parquet de Paris a ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance" sur des soupçons d'emplois fictifs parmi des collaborateurs d'eurodéputés.

Cette enquête a démarré à la suite d'une dénonciation d'une eurodéputée FN, Sophie Montel. Selon Le Parisien, la justice étudie les cas de 19 eurodéputés de droite, de gauche et écologistes, parmi lesquels Mme de Sarnez, et d'une trentaine d'assistants.

Une enquête similaire vise déjà des eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, accusés par le Parlement européen d'avoir versé frauduleusement des salaires d'un montant de près de cinq millions d'euros à des assistants parlementaires entre 2012 et 2017

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le

Liffre: Matthieu Pigasse at Le Souffle Breton
12min

Politique

Création d'une fondation, Radio Nova, festivals de musique...Revivez les temps forts de l'audition de Matthieu Pigasse au Sénat

Face à la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, ce 11 juin, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse dit assumer son engagement en faveur de la « bataille culturelle », tout en affirmant défendre l'indépendance et l’identité des médias dont il est actionnaire. « Nous sommes un peu le petit village gaulois d’Astérix au milieu des milliardaires conservateurs », a-t-il insisté.

Le

Pierre-Yves Bournazel Holds Major Campaign Rally in Paris
8min

Politique

Présidentielle 2027 : « Le comité de liaison a acté qu’il y avait sur la primaire un désaccord entre Edouard Philippe et Gabriel Attal »

Le comité de liaison du bloc central, qui réunit Horizons, Renaissance, Modem, UDI et Parti radical, ne suit pas Gabriel Attal, qui n’écarte pas de recourir à une primaire, début 2027, pour départager les candidats. « Très majoritairement, cette idée de primaire a été plutôt mise de côté », confie un membre du conclave, qui s’est réuni ce mercredi à la questure du Sénat. Prochaines réunions : en juillet, puis les mois suivants.

Le