Assistants parlementaires FN: Aliot refuse de se rendre à une convocation de la police

Assistants parlementaires FN: Aliot refuse de se rendre à une convocation de la police

Le nouveau député Front national Louis Aliot a refusé de se rendre jeudi matin à une convocation de la police dans l'enquête sur...
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Le nouveau député Front national Louis Aliot a refusé de se rendre jeudi matin à une convocation de la police dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV.

Le compagnon de Marine Le Pen, élu dimanche député dans les Pyrénées-Orientales, devait être entendu par l'office anticorruption à Nanterre. Le FN est soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents ou des cadres avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.

Ce vice-président du FN, qui vient de perdre automatiquement son siège d'eurodéputé après son élection à l'Assemblée nationale, fait partie des 17 élus européens, dont Marine et Jean-Marie Le Pen, à être visés par l'enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur une quarantaine d'assistants.

Le Parlement européen estime désormais son préjudice potentiel à cinq millions d'euros, pour la période du 1er avril 2012 au 1er avril 2017. Une précédente estimation en septembre 2015 évaluait ce préjudice potentiel à 1,9 million d'euros.

Les services du Parlement s'appuient sur l'enquête en cours et les rapports du gendarme antifraude de l'UE, l'Olaf.

Louis Aliot et Marine Le Pen, élue dimanche député du Pas-de-Calais, jouissent d'une immunité pour la durée de la session du Parlement et ne peuvent être contraints à se rendre à une audition dans ce dossier.

Le 10 mars, Marine Le Pen, arguant de son immunité d'eurodéputé, avait refusé de se rendre à une convocation en vue de sa possible mise en examen pour abus de confiance au sujet des salaires versés à sa chef de cabinet au FN, Catherine Griset, elle-même mise en examen pour recel.

A la suite d'une dénonciation d'une élue FN, le parquet de Paris a ouvert en mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance", visant 19 eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem.

Depuis, le parquet a lancé le 9 juin une enquête pour "abus de confiance et recel de ce délit" consacrée uniquement au MoDem, qui avait envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009-2014.

Ce dossier a poussé hors du gouvernement trois ministres de la formation centriste, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard.

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