Assurance chômage: FO répond aux critiques de Macron envers les partenaires sociaux
Les partenaires sociaux n'ont pas pu avoir une vraie négociation sur l'assurance chômage, estime vendredi le secrétaire général...

Assurance chômage: FO répond aux critiques de Macron envers les partenaires sociaux

Les partenaires sociaux n'ont pas pu avoir une vraie négociation sur l'assurance chômage, estime vendredi le secrétaire général...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les partenaires sociaux n'ont pas pu avoir une vraie négociation sur l'assurance chômage, estime vendredi le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, répondant aux critiques du président Emmanuel Macron la veille après l'échec des discussions entre syndicats et patronat.

"Non, Monsieur le président de la République, on ne vient pas d'avoir +une vraie négociation sociale+", écrit Yves Veyrier dans un communiqué, rappelant le principe fondamental de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui prévoit que la négociation collective "revêt un caractère libre et volontaire".

Or, "la lettre de cadrage que votre gouvernement a imposée, d'une part, et certaines de vos interventions publiques durant le déroulement de la négociation, d'autre part, ne nous ont +pas donné la main+ mais allaient à l'encontre de ce principe", insiste-t-il.

Emmanuel Macron avait critiqué jeudi l'échec des partenaires sociaux, devant les présidents de départements réunis à l'Elysée. "On est dans un drôle de système! Chaque jour dans le pays, on dit +corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire+. Et quand on donne la main, on dit +mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la+. Et le gouvernement va devoir la reprendre, car on ne peut pas avoir un déficit cumulé sur le chômage comme on a depuis tant d'années", avait-il dit.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lui avait répondu vertement sur Twitter: "La démocratie sociale a souvent prouvé son efficacité et sa responsabilité lorsqu'elle n'est pas soumise à des lettres de cadrage impossibles, menant sciemment une négo dans l'impasse".

"Rechercher des boucs émissaires peut être tentant à court terme mais contreproductif pour l'avenir", avait-il ajouté.

"De quel +échec+ parle-t-on ? De ne pas avoir accepté, pour les syndicats, pour une fois unanimes, de baisser les droits des chômeurs ? Ou bien faut-il interroger la responsabilité d'avoir refusé côté patronal toute mesure contre la précarité ?", a dénoncé de son côté la CGT.

"Macron est aussi un manipulateur: il a exigé une négociation impossible pour faire des économies sur le dos des chômeurs et au passage mettre la main sur la gestion de l'assurance chômage", a ajouté la CGT dans un communiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Assurance chômage: FO répond aux critiques de Macron envers les partenaires sociaux
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Assurance chômage: FO répond aux critiques de Macron envers les partenaires sociaux
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
6min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le