L'accord trouvé fin mars sur l'assurance chômage "ne va pas assez loin", a-t-on estimé mardi dans l'équipe du candidat François Fillon (LR), qui compte remettre les partenaires sociaux autour de la table dès "l'automne 2017".
Syndicats et patronat se sont accordés fin mars sur de nouvelles règles pour l'assurance chômage, qui affiche une dette de 30 milliards d'euros et un déficit annuel d'environ 4 milliards.
Censé entrer en vigueur au 1er septembre pour une durée de trois ans, l'accord doit permettre, en année de croisière, d'économiser 891 millions d'euros, en jouant sur les règles d'indemnisation des seniors et sur la formule de calcul des allocations, et de générer 270 millions d'euros de recettes nouvelles, grâce à une légère hausse des cotisations patronales.
Le candidat du parti Les Républicains à l'élection présidentielle, François Fillon, debout devant ses soutiens politiques, lors d'une réunion publique à Paris le 9 avril 2017
AFP
"L'accord ne va pas assez loin dans notre esprit puisqu'il n'assure pas le redressement et ne permet pas d'aller vers une résorption pérenne de la dette accumulée", dit-on dans l'entourage de François Fillon à l'AFP. L'équipe du candidat LR "veut relancer une négociation dès le début du quinquennat, à l'automne 2017", pour "amener les partenaires sociaux à trouver un accord qui permette un redressement pérenne des comptes".
L'objectif est qu'à terme, les partenaires sociaux n'aient plus besoin que l'Etat garantisse la dette de l'assurance chômage, explique-t-on.
Pour y parvenir, M. Fillon propose de réintroduire la "dégressivité" des indemnisations, abandonnée en 2001. Plus une personne resterait longtemps au chômage, moins elle toucherait d'allocations.
Selon son équipe, il veut aussi rouvrir le dossier des intermittents, dont le régime d'assurance chômage "doit être refocalisé sur les vrais intermittents du spectacle". Il ne faut "pas que ce soit un facteur d'opportunité pour des techniciens qui travaillent de façon pérenne dans des sociétés de production", poursuit son entourage.
L'équipe Fillon a fixé comme objectif d'atteindre l'équilibre du régime en 2022, pour entamer le remboursement de la dette.
Un objectif atteignable dès 2020 sans changer les règles du régime, selon une étude de l'OFCE présentée aux partenaires sociaux cet hiver avant leur négociation. L'organisme estime que, avec ses règles actuelles, l'assurance chômage génère des excédents quand le taux de chômage passe sous 8,7%. François Fillon promet de le ramener de 10 à 7% en 2022.
Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.
Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.
Emmanuel Macron a prononcé ce mardi l’éloge funèbre de François Patriat, sénateur de Côte d’Or et président du groupe RDPI au Sénat. Le président de la République a salué la mémoire de son ami qui lui est resté fidèle politiquement depuis plus d’une décennie.
Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.