Assurance chômage: Laurent Berger (CFDT) en a marre de « ceux qui mentent »
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "en a marre de ceux qui mentent", a-t-il affirmé lundi sur France Inter, visant...

Assurance chômage: Laurent Berger (CFDT) en a marre de « ceux qui mentent »

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "en a marre de ceux qui mentent", a-t-il affirmé lundi sur France Inter, visant...
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Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "en a marre de ceux qui mentent", a-t-il affirmé lundi sur France Inter, visant l'exécutif qui présente la réforme de l'assurance chômage comme une lutte contre la précarité alors qu'elle "lutte contre les précaires".

Très remonté depuis l'annonce de la réforme la semaine dernière, Laurent Berger ne décolère pas.

"Je n'ai jamais menti et j'en ai marre de ceux qui mentent", a-t-il lâché. Qui vise-t-il, l'interroge la journaliste ? "Tous ceux qui pourraient vous faire croire que cette réforme, elle est anodine", a-t-il dit.

"Le gouvernement, quand il dit que c'est une réforme pour lutter contre la précarité, c'est un mensonge, c'est pour lutter contre les précaires", a-t-il lancé.

"En 2008, contrairement à ce que dit le gouvernement, ce n'était pas un accord pour lutter contre les effets de la crise", a-t-il dit face aux arguments du gouvernement en ce sens pour appuyer le futur changement de certaines règles. "Là, il y a un profond mensonge du gouvernement", a-t-il protesté.

"C'est une réforme purement budgétaire et qui va faire beaucoup d'économies et sans doute beaucoup plus que celles annoncées, tellement les règles sont dures", a-t-il insisté.

"Il y a un petit sous-jacent qui est que les demandeurs d'emploi, notamment ceux qui alternent des contrats courts et des périodes de chômage, ce serait des profiteurs", a-t-il encore dit. "Et moi je m'insurge contre ça".

"J'en ai assez de ces responsables qui font de la communication et qui ne disent pas exactement les choses", a-t-il aussi dit, déplorant "le recul du consentement à la solidarité" en France.

La réforme de l'assurance chômage, "on n'en parlera plus dans une semaine et cela va s'ancrer dans la vie quotidienne de milliers, de centaines de milliers de chômeurs", a-t-il regretté.

La CFDT "n'aura de cesse de démontrer que cette réforme, elle est profondément injuste et aura des conséquences très graves", a-t-il dit.

Son syndicat a prévu un rassemblement mardi vers le ministère du Travail avec d'autres organisations (CFTC, CFE-CGC, Unsa) et des associations de jeunesse (Fage) et de lutte contre la pauvreté.

Interviewé lundi soir dans l'émission Audition publique (LCP/Public Sénat/Le Figaro/AFP), M. Berger a aussi vivement réagi aux propos de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui avait accusé dimanche sur RTL les partenaires sociaux de ne pas avoir voulu revoir le régime des intermittents.

"Nous mettre ça sur le dos c'est totalement inacceptable et c'est cynique. C'est le gouvernement qui n'a pas voulu y toucher", a-t-il tonné.

M. Berger a marqué son désaccord avec les propos d'Emmanuel Macron à Marseille lundi --"Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres !", a dit le chef de l'Etat à un chômeur dans une agence Pôle Emploi.

"Je confirme ce que dit le président de la République, c'est-à-dire que les gens, ils veulent travailler (...) Ils veulent aussi être indemnisés comme il faut lorsqu'ils subissent des périodes de chômage".

La réforme de l'assurance-chômage est "profondément injuste" et "n'est pas du tout cohérent(e)" avec le discours de M. Macron devant l'Organisation internationale du Travail à Genève le 11 juin, a estimé M. Berger.

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