Assurance chômage: Le Pen dénonce un « nouveau coup de rabot » de la protection sociale
Marine Le Pen a dénoncé dans la réforme de l'assurance chômage présentée mardi par le gouvernement un "nouveau coup de rabot" du...

Assurance chômage: Le Pen dénonce un « nouveau coup de rabot » de la protection sociale

Marine Le Pen a dénoncé dans la réforme de l'assurance chômage présentée mardi par le gouvernement un "nouveau coup de rabot" du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen a dénoncé dans la réforme de l'assurance chômage présentée mardi par le gouvernement un "nouveau coup de rabot" du système français de protection sociale.

"C'est encore un coup de rabot. Le Premier ministre est là pour raboter le système de protection sociale et il le fait avec une certaine vigueur. Aujourd'hui, c'est l'indemnisation du chômage, demain ce seront les retraites qui passeront au rabot", a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN) en marge d'une visite au salon de l'aéronautique du Bourget (Seine-Saint-Denis).

La réforme de l'assurance chômage, qui durcit les règles d'indemnisation, renforce l'accompagnement des chômeurs et frappe au portefeuille les entreprises abusant des contrats courts, a été brocardée par les syndicats qui ont fait part de leur "colère".

La cheffe du RN, parti arrivé en tête des élections européennes le 26 mai devant celui de la majorité, a fustigé "des processus de culpabilisation des Français, de surveillance des chômeurs, de dégressivité des indemnités chômage (qui) correspondent à une vision de réduction comptable".

"On voit bien que l'objectif ce n'est pas la dégressivité des indemnités chômage des cadres, (...) dérisoire par rapport au budget dont on parle. L'objectif c'est de la mettre en place pour pouvoir, au fur et à mesure des années, l'appliquer à tous", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

"Opérer la dégressivité des indemnités chômage, c'est lancer un signal en disant +ceux qui n'arrivent pas à travailler dans un certain délai ce sont ceux qui ne veulent pas travailler+. Or nous savons que c'est faux. Les gens qui ne peuvent pas travailler (...) c'est parce qu'il manque des emplois dans notre pays", a affirmé Mme Le Pen.

"De la part d'un gouvernement qui est incapable de recréer de l'emploi, je trouve que c'est d'un cynisme abouti. Il y aurait 5% de chômage dans notre pays, on pourrait envisager la dégressivité des indemnités", a souligné la cheffe du RN. Et "s'il y avait de l'emploi, (...) si on créait de la richesse", les entreprises ne feraient pas "appel à du contrat court".

Partager cet article

Dans la même thématique

Assurance chômage: Le Pen dénonce un « nouveau coup de rabot » de la protection sociale
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le