Assurance chômage : « L’objectif du gouvernement est d’avoir un système le plus incitatif possible pour aller vers le retour à l’emploi », affirme Catherine Vautrin

Après le séminaire gouvernemental consacré au travail et avant l’intervention de Gabriel Attal, ce soir, sur TF1, Catherine Vautrin a rappelé « l’objectif du gouvernement, c’était l’émancipation par le travail ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Mercredi matin, lors d’un séminaire gouvernemental sur la question du travail, les ministres se sont penchés sur les mesures d’incitation à la reprise d’emploi. Les dépenses sociales comme l’indemnisation des chômeurs sont dans le viseur de l’exécutif pour combler le déficit qui a dérapé l’an dernier. Le Premier ministre fera des annonces en ce sens, ce soir, dans le JT de TF1. Sur X, Gabriel Attal a réaffirmé l’engagement « total » de son gouvernement pour « la désmicardisation du pays » et le « retour à l’emploi ».

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, estime que le contexte de la nouvelle convention d’assurance chômage, négociée à l’automne par les partenaires sociaux, que le gouvernement doit valider, « n’a plus rien à voir avec la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui ». « Quand on parle d’assurance chômage, on regarde trois choses. La première, c’est comment on facilite le retour à l’emploi. La deuxième, ce sont les coûts de la dépense publique et le troisième, c’est potentiellement le risque de précarisation d’un certain nombre de demandeurs d’emploi », a-t-elle exposé, esquissant la volonté du gouvernement de « s’engager pour favoriser le retour à l’emploi ».

L’hypothèse d’une réduction de la durée d’indemnisation des chômeurs ou d’un durcissement des conditions d’éligibilité provoque l’indignation à gauche et les grandes centrales syndicales qui appellent le gouvernement à une nouvelle réforme et à « cesser la stigmatisation populiste des chômeurs ». Les syndicats s’opposent également à la volonté de Bruno Le Maire que l’Etat reprenne en main l’assurance chômage, actuellement pilotée par les partenaires sociaux, via l’Unédic. Syndicats et patronat renégocient les règles tous les deux à trois ans pour tenir compte des évolutions du marché du travail.

Catherine Vautrin a rappelé que les partenaires sociaux avaient jusqu’au 8 avril « pour rendre leur copie ». « S’il y a accord, le gouvernement transposera. En même temps, le peut parfaitement envisager une nouvelle lettre de cadrage et rouvrir une discussion ». « L’objectif du gouvernement, c’est l’émancipation par le travail, avoir un système le plus incitatif possible pour aller vers la formation, vers le retour à l’emploi ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le