Attal « assume » le désistement au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République »

Le Premier ministre, Gabriel Attal s’est exprimé après les résultats décevants des candidats Ensemble pour la République. « Pas une voix ne doit aller au Rassemblement national », a-t-il martelé.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si plus de 300 candidats Ensemble pour la République sont qualifiés pour le second tour des législatives anticipées », la majorité présidentielle n’est plus ce soir. « L’extrême droite est aux portes du pouvoir. Jamais dans notre démocratie, l’Assemblée nationale n’a risqué d’être dominée par l’extrême droite », a reconnu Gabriel Attal dans une courte allocution depuis Matignon.

« Notre objectif est clair : empêcher le RN d’avoir une majorité absolue au second tour et donc de gouvernement le pays avec le projet funeste qui est le sien. Pas une voix ne doit aller au Rassemblement national. Il est de notre devoir moral de tout faire pour empêcher le pire d’advenir », a appuyé le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a dit « assumer » le désistement des candidats d’Ensemble « dont le maintien en troisième position aurait fait élire un député Rassemblement national face à un autre candidat qui défend comme nous les valeurs de la République ». Une formulation qui laisse planer le doute sur le maintien d’un candidat Ensemble face à un candidat LFI.

En début de soirée, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe avait estimé qu’« aucune voix » ne devait « se porter sur les candidats du Rassemblement national, ni sur ceux de la France insoumise ».

« Chacun l’aura compris. Le Nouveau Front Populaire n’aura pas de majorité absolue. « La présence en son sein de LFI, largement rejetée par les Français, l’empêchait d’être une alternative crédible », a estimé Gabriel Attal qui propose de construire « entre forces Républicaines » dans la nouvelle Assemblée « des majorités de projets et d’idées ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Attal « assume » le désistement au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République »
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Attal « assume » le désistement au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République »
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Attal « assume » le désistement au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République »
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le