Attal « assume » le désistement au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République »

Le Premier ministre, Gabriel Attal s’est exprimé après les résultats décevants des candidats Ensemble pour la République. « Pas une voix ne doit aller au Rassemblement national », a-t-il martelé.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si plus de 300 candidats Ensemble pour la République sont qualifiés pour le second tour des législatives anticipées », la majorité présidentielle n’est plus ce soir. « L’extrême droite est aux portes du pouvoir. Jamais dans notre démocratie, l’Assemblée nationale n’a risqué d’être dominée par l’extrême droite », a reconnu Gabriel Attal dans une courte allocution depuis Matignon.

« Notre objectif est clair : empêcher le RN d’avoir une majorité absolue au second tour et donc de gouvernement le pays avec le projet funeste qui est le sien. Pas une voix ne doit aller au Rassemblement national. Il est de notre devoir moral de tout faire pour empêcher le pire d’advenir », a appuyé le Premier ministre.

Le chef du gouvernement a dit « assumer » le désistement des candidats d’Ensemble « dont le maintien en troisième position aurait fait élire un député Rassemblement national face à un autre candidat qui défend comme nous les valeurs de la République ». Une formulation qui laisse planer le doute sur le maintien d’un candidat Ensemble face à un candidat LFI.

En début de soirée, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe avait estimé qu’« aucune voix » ne devait « se porter sur les candidats du Rassemblement national, ni sur ceux de la France insoumise ».

« Chacun l’aura compris. Le Nouveau Front Populaire n’aura pas de majorité absolue. « La présence en son sein de LFI, largement rejetée par les Français, l’empêchait d’être une alternative crédible », a estimé Gabriel Attal qui propose de construire « entre forces Républicaines » dans la nouvelle Assemblée « des majorités de projets et d’idées ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Municipales 2026 : Les Républicains, une « première force politique locale », mais à la peine dans les grandes villes
5min

Politique

Municipales 2026 : Les Républicains, une « première force politique locale », mais à la peine dans les grandes villes

LR réalise une série de prises dans les petites et moyennes villes, reconduisant un nombre important de sortants dès le premier tour. Selon Bruno Retailleau, le parti « s’est renforcé », mais le parti réalise des scores décevants à Paris et Marseille. Une autre campagne commence désormais, avec les stratégies complexes d’entre-deux-tours.

Le

Beaucaire: Jordan Bardella comes to support Nelson Chaudon, who has been re elected as mayor
4min

Politique

Municipales 2026 : la montée notable du Rassemblement national dès le premier tour

Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.

Le

Depouillement votes municipales 15 mars 2026. Premier tour, Paris.
7min

Politique

Résultat du premier tour des municipales : quels sont les enseignements du scrutin ?

Percée de LFI, dilemme des alliances pour le PS et les écologistes, le RN bien placé à Marseille et Toulon, la droite résiste dans les villes moyennes, Edouard Philippe bien parti pour conserver le Havre et maintenir sa candidature à la présidentielle… On fait le point sur les enseignements du premier tour des élections municipales.

Le