Attal évoque l’échéance 2022-23 pour l’extension du service national universel
Le secrétaire d'État à la Jeunesse Gabriel Attal a évoqué lundi l'horizon 2022-2023 pour l'extension du service national...

Attal évoque l’échéance 2022-23 pour l’extension du service national universel

Le secrétaire d'État à la Jeunesse Gabriel Attal a évoqué lundi l'horizon 2022-2023 pour l'extension du service national...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le secrétaire d'État à la Jeunesse Gabriel Attal a évoqué lundi l'horizon 2022-2023 pour l'extension du service national universel (SNU) à l'ensemble des jeunes âgés de 16 ans, soit plus tôt que l'échéance la plus souvent citée, qui était 2026.

Interrogé sur Europe 1 sur l'extension du dispositif aux 800.000 jeunes de 16 ans de l'ensemble d'une cohorte, Gabriel Attal a répondu: "je pourrai vous dire plus concrètement sans doute à l'issue de la phase pilote", qui va concerner quelque 3.000 jeunes dès cette année.

Mais "si en 2022-2023, on pouvait avoir la généralisation, ce serait bien", a-t-il ajouté, précisant que deux conditions devaient être remplies: "la sécurité des jeunes absolument garantie" et "les encadrants formés".

Jusqu'à présent, la presse évoquait l'échéance de 2026, date avancée dans un rapport porté par le général Daniel Menaouine sur le sujet.

A propos du caractère obligatoire, in fine, du SNU et de la nature des sanctions pour les jeunes réfractaires, le secrétaire d'État a souligné que la journée défense et citoyenneté (JDC), que doivent suivre tous les jeunes avant 18 ans, est effectuée par 98% d'une cohorte.

L'attestation d'un suivi de la JDC (qui comme son nom l'indique ne dure qu'une journée) est obligatoire pour passer le permis de conduire ou le bac. "Il y a un certain nombre de verrous. On va reprendre ce système pour le SNU", a déclaré le secrétaire d'État.

Le SNU, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, démarre en juin par une phase pilote. Quelque 3.000 jeunes volontaires âgés de 16 ans, issus de 13 départements (un par grande région et un en Outre-mer) vont suivre la première partie de la phase obligatoire du dispositif, à savoir deux semaines hors de leur famille, en internat.

En uniforme, ils seront hébergés dans des internats ou bâtiments de l'armée et seront encadrés par des militaires et des éducateurs rémunérés. Ils seront formés aux premiers secours, aux réactions à avoir en cas d'attentat ou de catastrophe naturelle, et recevront des modules sur la protection de l'environnement ou les valeurs de la République.

Un bilan de santé et des tests de français leur seront aussi proposés.

Ces jeunes pourront ensuite effectuer la seconde phase du SNU, entre juillet 2019 et juin 2020, en participant à une mission générale dans une association ou une collectivité locale, pendant quinze jours consécutifs ou avec des heures réparties tout au long de l'année.

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

Attal évoque l’échéance 2022-23 pour l’extension du service national universel
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le