Attaque à la préfecture: une commission d’enquête à l’Assemblée « dès la semaine prochaine »
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé mardi qu'il allait "évidemment" donner suite à la demande des...

Attaque à la préfecture: une commission d’enquête à l’Assemblée « dès la semaine prochaine »

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé mardi qu'il allait "évidemment" donner suite à la demande des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé mardi qu'il allait "évidemment" donner suite à la demande des Républicains de création d'une commission d'enquête sur l'attaque de la préfecture de police, ajoutant qu'elle se mettra au travail "dès la semaine prochaine".

Le groupe LR a utilisé son "droit de tirage" annuel pour la création de cette commission d'enquête "relative aux dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de police de Paris", a indiqué une source parlementaire à l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée. Eric Ciotti en sera le président probable, ou le rapporteur.

"Nous sommes face à une situation d'une extrême gravité, il y a besoin de comprendre" comment "un terroriste a pu infiltrer les services de l'Etat", a défendu devant la presse Christian Jacob, patron des députés LR, selon qui son groupe est "dans son rôle de contrôle" et la commission devra se pencher sur "tous les services publics sensibles".

La plupart des groupes politiques ont salué cette commission d'enquête, "nécessaire". Richard Ferrand (LREM) aurait même dû en prendre l’initiative pour satisfaire "une demande pluraliste", selon Boris Vallaud (PS). Président des députés LREM, Gilles Le Gendre a dit craindre des "visées essentiellement politiques" de LR.

Cette commission se mettra en place "dans la foulée, c'est-à-dire dès la semaine prochaine", a précisé le président de l'Assemblée sur Cnews.

La demande de commission d'enquête va d'abord être transmise au garde des Sceaux, une enquête judiciaire étant en cours et les travaux parlementaires ne devant pas empiéter dessus. Autre difficulté possible: le secret défense est opposable aux commissions d'enquête.

"Ce que je ne voudrais pas, c'est que la commission d'enquête se limite à faire des auditions à grand spectacle pour amuser la galerie", a mis en garde M. Ferrand.

"Le but ce n'est pas de faire de la politique spectacle, le but c'est d'avoir la vérité, de comprendre, de corriger et surtout d'éviter que ce que nous avons vécu à la préfecture de police ne se renouvelle où que ce soit en France dans les services publics", a-t-il ajouté.

En accord avec le président du Sénat Gérard Larcher, M. Ferrand souhaite en tout état de cause que "la délégation parlementaire au renseignement, qui est habilitée secret défense, qui peut aller au fond des choses et qui délibère à huis clos", "aille jusqu'au bout".

Le contrôle par le Parlement des services spécialisés de renseignement est exercé par cette délégation, qui a entendu mardi matin le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Selon M. Jacob, "à Emmanuel Macron de se poser la question: est-ce que Christophe Castaner est toujours apte à diriger le ministère de l'Intérieur?".

Selon Olivier Becht (UDI-Agir), il faut en parallèle de la commission d'enquête se pencher sur "la diffusion de l'islam radical". D'après cet élu du Haut-Rhin, "on ne pourra pas se dispenser d'un examen des relations entre l'Etat et les cultes".

el-parl/ib/nm

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Attaque à la préfecture: une commission d’enquête à l’Assemblée « dès la semaine prochaine »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le