Attaque à la préfecture : Yannick Jadot préconise « un conseil de sécurité sur le terrorisme »
Jeudi dernier, quatre policiers de la Préfecture de police de Paris ont été tués dans une attaque au couteau perpétrée par l’un de leur collègue radicalisé. Une situation qui interroge sur les dysfonctionnements au sein du service.

Attaque à la préfecture : Yannick Jadot préconise « un conseil de sécurité sur le terrorisme »

Jeudi dernier, quatre policiers de la Préfecture de police de Paris ont été tués dans une attaque au couteau perpétrée par l’un de leur collègue radicalisé. Une situation qui interroge sur les dysfonctionnements au sein du service.
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« Je trouve que quelqu'un qui rentre à la Préfecture de police et qui arrive à dire que les victimes de l'attentat de Charlie Hebdo l'ont mérité, et après qui ne veut plus serrer la main des femmes, là il y a une faille qui est énorme », déclare Yannick Jadot. Michael Harpon, l'auteur de l'attaque, avait adhéré à une vision radicale de l'islam et était « proche de milieux salafistes », selon le parquet national antiterroriste. Certaines de ses prises de position avaient alerté ses collègues, mais aucune enquête n’avait au final été menée par la direction.

« Il y a eu manquement majeur sur le fait qu’il n’y ait pas eu de signalements, alors qu’il y avait bien eu détection » explique Yannick Jadot. « Il faut que les parties prenantes des forces de sécurité se mettent autour de la table. Il devrait y avoir un conseil de sécurité sur le terrorisme autour du Président de la république, qui implique aussi les représentants des forces politiques. » Un conseil de sécurité qui permettrait de s’atteler à ces sujets sensibles, tout en préservant la confidentialité nécessaire.

Car pour l’eurodéputé écologiste, « il faut absolument éviter que [le terrorisme] devienne un sujet de polémique politicienne ». Il regrette la récupération politique de ce drame, et estime qu’il est urgent de s’atteler aux conditions de travail des policiers. « On voit les forces de l'ordre insécurisées à tous points de vue. Les policiers sont attaqués dans la rue par des terroristes, chez eux aussi. Maintenant ils sont insécurisés sur leur lieu de travail. Ils ont manifesté pour dire à quel point le mal-être de la police est fort. Il va falloir que sur ce service public là, qui est notre sécurité, on remette les choses à plat. »

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