Attaque à Paris: Le Drian condamne la posture « insupportable » de Kadyrov
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a condamné lundi la posture "insupportable" du dirigeant...

Attaque à Paris: Le Drian condamne la posture « insupportable » de Kadyrov

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a condamné lundi la posture "insupportable" du dirigeant...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a condamné lundi la posture "insupportable" du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov qui a imputé à la France la "responsabilité" de l'attaque commise à Paris par un Français originaire de Tchétchénie.

Ramzan Kadyrov avait également suggéré que les Occidentaux formaient eux-mêmes des jihadistes qui pouvaient commettre "de tels actes".

"Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'un dictateur qui ne respecte pas le début du commencement de l'Etat de droit dans son propre pays et qui par ailleurs sait très bien qu'il y a des milliers de Tchétchènes qui combattent du côté des rangs de Daech", a déclaré le chef de la diplomatie française interrogé par l'AFP à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique, Boris Johnson, à Londres.

"Cette posture nous est franchement insupportable, a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Les autorités françaises ont désigné l'auteur présumé de l'attaque comme étant Khamzat Azimov, un Français de 20 ans originaire de Tchétchénie qui figurait depuis 2016 sur le fichier "S" (risque d'atteinte à la "Sûreté de l'Etat") des services de renseignement.

Dimanche, Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, une république russe du Caucase a confirmé que l'auteur présumé de cette attaque, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) était originaire de Tchétchénie, mais a souligné qu'il avait grandi en France.

"Sachant cela, je considère important de faire remarquer que toute la responsabilité pour le fait que Khamzat Azimov a décidé d'emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises", a déclaré dimanche M. Kadyrov sur la messagerie Telegram.

"Il n'a fait que naître en Tchétchénie mais il a grandi et a formé sa personnalité, ses opinions et ses convictions au sein de la société française", a poursuivi M. Kadyrov.

Le dirigeant tchétchène s'était également interrogé sur le fait que "les informations qui nous parviennent donnent des raisons de penser que Khamzat Azimov était en contact avec les forces de l'ordre et les services spéciaux français".

Il avait accusé "les pays occidentaux (d'avoir) créé des conditions favorables pour ceux qui sont hostiles à la Russie dans son ensemble et à la Tchétchénie en particulier".

"Les services spéciaux les préparent à agir dans les zones de conflits armés au Proche-Orient (...) Il est possible que certains échappent à leur contrôle et commettent de tels actes", avait-il affirmé.

Plusieurs attaques terroristes ont été commises ces dernières années par des Tchétchènes, principalement en Russie où une rébellion islamiste est active dans tout le Caucase du Nord. Cette rébellion a prêté allégeance à l'EI en 2015 et a été une source importante de combattants dans les rangs des groupes jihadistes en Syrie et en Irak.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attaque à Paris: Le Drian condamne la posture « insupportable » de Kadyrov
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Attaque à Paris: Le Drian condamne la posture « insupportable » de Kadyrov
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le