Attaque au couteau: Jacqueline Gourault fustige des critiques « politiciennes »
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a fustigé lundi des critiques "politiciennes, et plutôt très à...

Attaque au couteau: Jacqueline Gourault fustige des critiques « politiciennes »

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a fustigé lundi des critiques "politiciennes, et plutôt très à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a fustigé lundi des critiques "politiciennes, et plutôt très à droite" de la part de l'opposition, notamment de LR, au surlendemain d'une attaque au couteau à Paris qui a fait un mort.

"On peut faire des critiques, mais pas ces critiques qui sont roboratives, et qui sont des critiques politiciennes, et plutôt très à droite, voire d'extrême droite", a estimé la ministre, considérant qu'une partie d'entre elles, "reprises par Laurent Wauquiez, faisaient partie des propositions soit de M. Dupont-Aignan, soit de Mme Le Pen", a-t-elle dit lors de L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Radio Classique et Les Échos.

"Quand il y a eu des événements qui ont eu lieu dans les années précédentes, sous la présidence de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, j'appartenais à une famille qui avait la décence de s'unir autour du président de la République et du gouvernement", a ajouté Mme Gourault.

A propos des propositions de Laurent Wauquiez, notamment l'internement des "fichés S radicaux les plus dangereux", la ministre auprès du ministre de l'Intérieur a estimé que "dans un état de droit, on n'interne pas les gens pour un oui, pour un non".

"Ceci dit, il faut utiliser tous les moyens qui sont en notre possession, bien sûr, pour essayer de prévenir au maximum ces actes odieux", a-t-elle ajouté. Mais, selon Jacqueline Gourault, l'assaillant de l'attaque au couteau "était suivi car il avait eu des relations avec des gens qui étaient suspectés, il n'était pas lui-même suspecté directement", laissant entendre qu'il aurait échappé aux critères d'internement proposés par Les Républicains.

"Nous avons décidé de renforcer les services de renseignement", a encore rappelé la ministre, en citant "2.000 personnes embauchées dans les services de renseignements" et "10.000 policiers et gendarmes" supplémentaires.

L'attaque au couteau survenue samedi soir dans le centre de Paris, dans laquelle un passant a été tué, a été revendiquée par le groupe État islamique. Son auteur présumé, abattu par la police, est un Français de 20 ans né en Tchétchénie et fiché pour radicalisation islamiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le