Attaque chimique présumée en Syrie: les alliés de Damas ont une « responsabilité particulière », selon Edouard Philippe
Les alliés du régime de Damas ont une "responsabilité particulière" dans les "deux" attaques "chimiques" qui "ont eu lieu" samedi...

Attaque chimique présumée en Syrie: les alliés de Damas ont une « responsabilité particulière », selon Edouard Philippe

Les alliés du régime de Damas ont une "responsabilité particulière" dans les "deux" attaques "chimiques" qui "ont eu lieu" samedi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les alliés du régime de Damas ont une "responsabilité particulière" dans les "deux" attaques "chimiques" qui "ont eu lieu" samedi contre la ville syrienne de Douma, a affirmé mardi le Premier ministre Edouard Philippe, visant notamment, sans la nommer, la Russie.

"Je veux dire que les alliés du régime ont une responsabilité particulière dans ce massacre" ainsi que dans la "violation de la trêve" prévue par le Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il déclaré devant l'Assemblée nationale.

"Ce recours à ces armes n'est pas neutre, il dit des choses sur le régime" syrien de Bachar Al-Assad, "et notre réaction à l'usage de ces armes dira des choses de ce que nous sommes", a également lancé M. Philippe, qui répondait à une question du député LREM Philippe Chalumeau.

Dans la foulée, la ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau a pointé "la responsabilité de la Russie", relevant que "pas un avion syrien ne décolle sans que les Russes n'en soient informés". "Il y a donc une responsabilité des alliés proches de la Syrie", a-t-elle affirmé.

"Des gaz ont été utilisés pour tuer et pour terroriser", a encore affirmé la ministre, citant "du chlore" avec des "symptômes observés" qui "laissent aussi penser à l'utilisation combinée d'un neurotoxique puissant".

Le régime syrien était confronté mardi à la menace d'une riposte militaire occidentale, le président américain Donald Trump s'engageant à répondre "avec force" et de manière imminente à une attaque chimique présumée qui a déclenché un tollé international.

"Une nouvelle fois, le droit international -et au-delà du droit international, la simple humanité- ont été bafoués en Syrie", "bafoués par le régime de Bachar Al-Assad (...) décidé à détruire ceux qui lui résistent aux portes de Damas", a fustigé Edouard Philippe devant les députés.

"Un an après un autre massacre chimique, presque jour pour jour, deux nouvelles attaques ont été perpétrées dans la Ghouta orientale", a encore accusé le Premier ministre français.

"L'emploi de l'arme chimique (...) est une transgression fondamentale de l'ordre international, une violation caractérisée du protocole de 1925 et de la convention de 1993 et de plusieurs résolutions des Nations unies. Or, ces attaques ont eu lieu", a-t-il insisté, alors que Damas dénonce des "fausses accusations" afin de déclencher une "attaque" contre la Syrie.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le