Attaque du Hamas contre Israël : Olivier Dussopt dénonce « l’ambiguïté de la France Insoumise »

Après l’attaque du Hamas en Israël et la guerre qu’elle a déclenché ce week-end, le ministre du Travail accuse une partie de l’extrême gauche, notamment le NPA, de complaisance avec les terroristes, et dénonce l’ambivalence de La France Insoumise.
Hugo Ruaud

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“Israël est agressé, le Hamas est l’agresseur”, a fermement insisté Olivier Dussopt sur Public Sénat, alors qu’au moins 700 personnes sont mortes en Israël suite à l’offensive lancée par le Hamas samedi matin. Une manière pour le ministre du Travail d’éviter “toute forme de relativisme qui est absolument insupportable”. Ce faisant, l’ancien socialiste souscrit à l’idée de la Première ministre Elisabeth Borne, qui a dénoncé hier “les ambiguïtés révoltantes” de La France Insoumise (LFI). Isolée du reste des partis politiques français, qui ont largement condamné l’assaut sur Israel, LFI est accusée de trouver des justifications à l’attaque du Hamas en dénonçant d’une même voix le mouvement islamiste et la colonisation israélienne, à l’instar du tweet de Jean-Luc Mélenchon : “Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu’une chose : la violence ne produit et ne reproduit qu’elle-même. Horrifiés, nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victimes de tout cela”, s’est exprimé samedi le leader des insoumis. Au-delà de la question israélo-palestinienne, Olivier Dussopt perçoit cette réaction comme symptomatique de l’idée que la France insoumise se fait de la violence : “A chaque fois qu’il y a utilisation de la violence comme outil politique, il y a une ambiguïté de la France Insoumise”

 

L’antisionisme, faux nez de l’antisémitisme ?

 

Mais comme Elisabeth Borne, Olivier Dussopt “se demande” si l’antisionisme revendiqué d’une partie des membres de La France Insoumise n’est pas une sorte de faux-nez de l’antisémitisme : “On peut se poser la question”, résume-t-il. Le sujet, qui a isolé LFI du reste de la Nupes, ne concerne pas uniquement le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. A l’extrême gauche, d’autres partis et groupuscules, tels que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), sont sous le feu des critiques, et parfois même accusés de faire l’apologie du terrorisme. Le parti d’extrême gauche, représenté par Philippe Poutou lors de la dernière élection présidentielle, a notamment publié un tweet où il déclare “ne pas se joindre à la litanie des appels à la désescalade”. Un choix de “soutenir la lutte armée” du Hamas “écoeurant et inacceptable”, a déclaré Olivier Dussopt sur le plateau de Bonjour Chez Vous. Interrogé sur l’éventualité d’une dissolution du NPA après les communiqués publiés par le parti, le ministre du Travail n’a pas souhaité se prononcer, rappelant que “les questions de dissolution sont instruites de manière contradictoire par le ministère de l’Intérieur en Conseil des ministres”.

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