Attaque meurtrière : « Strasbourg, ville européenne, est une cible » alerte Fabienne Keller
Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin et ancienne maire de Strasbourg (2001-2008) et Jean Bizet, Président de la commission des affaires européennes du Sénat, réagissent aux événements dramatiques qui ont frappé la ville de Strasbourg hier.

Attaque meurtrière : « Strasbourg, ville européenne, est une cible » alerte Fabienne Keller

Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin et ancienne maire de Strasbourg (2001-2008) et Jean Bizet, Président de la commission des affaires européennes du Sénat, réagissent aux événements dramatiques qui ont frappé la ville de Strasbourg hier.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Fabienne Keller considère que les événements d’hier sont « absolument terrifiants. » La sénatrice avait des collaborateurs sur place, « qui ont entendu les coups de feu. » Elle raconte qu’il y a eu « quelques secondes d’hésitation, puis les policiers leur ont dit de se planquer et de s’enfuir. »

Elle revient sur la situation du marché de Noël où « les forces Vigipirate sont très nombreuses. » Si l’assaillant n’a pas été interpellé, c’est qu’il y a « beaucoup de monde dans les rues, c’est un effet de foule. » Elle confirme que l’assaillant a été « ciblé deux fois mais a réussi à s’enfuir. »

Sur les propos de Laurent Wauquiez concernant les fichés S, la sénatrice est réservée. « Ce n’est pas le débat, le débat c’est de dire toute notre confiance aux forces de l’ordre. » La priorité est de « poursuivre ce monstre, cet assassin, pour qu’il soit mis hors d’état de nuire. »

Sur l’opportunité de déclencher l’état d’urgence, la sénatrice « fait confiance aux autorités pour prendre les mesures adéquates. » Elle réaffirme sa confiance aux forces de l’ordre qui sont « de grands professionnels. »

Lorsque Fabienne Keller était maire de Strasbourg, de 2001 à 2008, la ville avait déjà subi une alerte attentat. Elle considère que « Strasbourg, ville européenne, est une cible. » Le dispositif autour du marché de Noël est « impressionnant », mais malheureusement insuffisant.

Sur la qualification en acte terroriste, Nicole Belloubet a affirmé sur notre antenne ce matin que « l’on peut parler d’un attentat » (voir notre article). La sénatrice est plus réservée, elle « attend d’en savoir plus » avant de se prononcer.

Jean Bizet: « Tout radicalisme n’affaiblira pas la détermination de l’Union »

Attaque meurtrière de Strasbourg : Jean Bizet « assez favorable au rétablissement de l’état d’urgence »
02:23

Le sénateur revient sur le confinement qui a eu lieu au Parlement européen. Il adresse « un grand message de sympathie aux Strasbourgeois et à ceux qui souffrent. »

Sur la décision du président du Parlement européen, Antonio Tajani, de poursuivre les débats, il salue cet acte de courage venant « d’un homme de caractère. » Pour lui, « le message doit être adressé au-delà de l’espace européen : tout radicalisme n’affaiblira pas la détermination de l’Union. »

Jean Bizet réagit également aux propositions de Laurent Wauquiez. Pour lui, « chaque événement provoque des réactions un peu vives. » À titre personnel, il est « assez favorable au rétablissement de l’état d’urgence. » Il propose que l’on « n’accueille plus les fichés S sur notre territoire. »

Sur l’arrestation préventive en tant que telle, « nous n’en avons pas les moyens. » Pourtant, le sénateur reconnaît que « c’est dans le vivier de fichés S que se trouvent des gens qui commettent des attentats. » Le sénateur est mesuré : « Il faudra des arrestations préventives quand on aura le cadre juridique pour ça : ce n’est pas encore le cas. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Bruno Retailleau Presents AI Proposal for Presidential Campaign
9min

Politique

Présidentielle 2027 : « Bruno Retailleau propose une révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » qui protège les institutions, relèvent les juristes

Dans les colonnes du Figaro, le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau fait de la révision de la Constitution une condition sine qua non pour « rendre la parole » au peuple français, en élargissant le champ du référendum « à toute question législative ». des juristes relèvent une volonté de la part du candidat d’encadrer les thèmes des référendums qu’il compte développer, mais également « un projet qui vise à dégrader l’impératif de protection des droits fondamentaux et des principes républicains ».

Le

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le