Les députés, puis les sénateurs, ont observé mardi une minute de silence en "solidarité" avec les victimes de l'attentat au camion qui a fait 12 morts sur un marché de Noël à Berlin, à l'ouverture de la séance de questions au gouvernement.
A l'invitation du président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), les élus et membres du gouvernement présents dans l'hémicycle ont observé ce moment de recueillement, debout, dans un hémicycle rempli environ à moitié, à deux jours de la fin des travaux parlementaires pour la trêve des confiseurs.
"Mes chers collègues, hier (lundi) soir le terrorisme a frappé l'Allemagne. Comme à Nice le 14 juillet, un camion a été lancé dans la foule à Berlin, au milieu d'un marché de Noël", a déclaré Claude Bartolone debout au "perchoir", à l'ouverture de la séance.
Minute de silence à l'Assemblée nationale, le 20 décembre 2016 à Paris, en hommage aux victimes de l'attentat de Berlin
AFP
"12 personnes tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées au moment où elles préparaient ces fêtes de fin d'année, synonymes de joie, de paix et d'amitié partagée", a ajouté le président de l'Assemblée, affirmant que, "par cette horreur sans nom", les terroristes ne font "que renforcer la détermination à les combattre".
L'Europe "doit rester forte et unie face à la barbarie", a ajouté M. Bartolone, adressant "au nom de la représentation nationale" ses condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie à Berlin et ses vœux de rétablissements aux blessés, avant d'inviter les députés à se recueillir.
"Après les attentats ayant frappé de nombreuses villes en Europe et dans le monde, comme Paris, Bruxelles, Ankara et bien sûr Nice, l'attaque d'hier soir nous rappelle une nouvelle fois que le terrorisme ne connaît pas de frontières et menace toute l'Europe dans ses valeurs de liberté, de tolérance et dans ses traditions", a déclaré de son côté le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Les marchés de Noël sont le symbole de cette culture franco-allemande commune au cœur de la construction européenne", a-t-il poursuivi. "Afin de préserver ces valeurs, la France, l'Allemagne et l'Europe doivent ensemble poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme".
De son côté, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a exprimé devant les sénateurs "notre solidarité et notre compassion aux victimes, et notre détermination pour agir avec le gouvernement allemand avec fermeté contre le terrorisme".
"Quand nous avons été nous-mêmes confrontés à cette épreuve, les membres du gouvernement allemand, la chancelière Angela Merkel étaient à nos côtés, à Paris. Il y a eu à ce moment-là des gestes, une parole, une présence", a-t-il dit. "Aujourd'hui, nous devons au gouvernent allemand cette présence, cette parole, cette solidarité".
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