Quelques heures après un nouvel attentat au couteau qui a fait trois morts et plusieurs blessés en plein cœur de Nice, l’ancien président de la République, François Hollande a rappelé au micro de Public Sénat que « la France était « en guerre contre le terrorisme islamiste », et ce depuis plusieurs années.
François Hollande évoque « un acte atroce » commis dans une église « avec toujours cette volonté de frapper l’opinion en égorgeant une personne, en décapitant ».
« À chaque attentat, c’est toujours les mêmes polémiques. Il faut cesser les polémiques » demande François Hollande qui sait que « la menace continuera de planer sur nous encore pendant des années ». « Il faut que nous soyons tous conscients que nous sommes dans une guerre longue qu’il faut gagner et que nous gagnerons à la fin » (…) Comment mieux nous armer si ce n’est par la démocratie ? (…) Ne jamais céder, ne jamais entamer nos libertés parce que ce qui est en cause c’est précisément la France pays des libertés, liberté de conscience. On ne peut pas accepter que ce soit une église qui soit touchée. On voit ce que certains veulent faire : une guerre des religions. Nous devons assurer cette cohésion nationale pour le respect de la France ».
L’ancien chef d’État estime également que « nous devons vivre avec la peur. Mais nous devons vaincre cette peur »
Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».
La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.
Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.
Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.