Quelques heures après un nouvel attentat au couteau qui a fait trois morts et plusieurs blessés en plein cœur de Nice, l’ancien président de la République, François Hollande a rappelé au micro de Public Sénat que « la France était « en guerre contre le terrorisme islamiste », et ce depuis plusieurs années.
François Hollande évoque « un acte atroce » commis dans une église « avec toujours cette volonté de frapper l’opinion en égorgeant une personne, en décapitant ».
« À chaque attentat, c’est toujours les mêmes polémiques. Il faut cesser les polémiques » demande François Hollande qui sait que « la menace continuera de planer sur nous encore pendant des années ». « Il faut que nous soyons tous conscients que nous sommes dans une guerre longue qu’il faut gagner et que nous gagnerons à la fin » (…) Comment mieux nous armer si ce n’est par la démocratie ? (…) Ne jamais céder, ne jamais entamer nos libertés parce que ce qui est en cause c’est précisément la France pays des libertés, liberté de conscience. On ne peut pas accepter que ce soit une église qui soit touchée. On voit ce que certains veulent faire : une guerre des religions. Nous devons assurer cette cohésion nationale pour le respect de la France ».
L’ancien chef d’État estime également que « nous devons vivre avec la peur. Mais nous devons vaincre cette peur »
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.
Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.
La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.