Attentat: Fillon pointe « certains qui n’ont pas pris la mesure du mal »
François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a prôné vendredi "l'unité" après l'attentat qui a coûté la vie à un...

Attentat: Fillon pointe « certains qui n’ont pas pris la mesure du mal »

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a prôné vendredi "l'unité" après l'attentat qui a coûté la vie à un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a prôné vendredi "l'unité" après l'attentat qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Elysées, tout en affirmant que "certains n'avaient pas totalement pris la mesure du mal".

"Dans des instants comme celui-ci, il convient de démontrer à nos adversaires que la France est unie et qu’elle n’a pas peur", a déclaré M. Fillon, dans une déclaration faite depuis son QG de campagne. Il avait annoncé la veille qu'il annulait son déplacement prévu vendredi à Chamonix.

"Certains n’ont semble-t-il pas encore totalement pris la mesure du mal qui nous agresse et que j’entends combattre d’une main de fer", a-t-il assuré à quelques heures de la clôture de la campagne officielle, car il "convient d'être lucide et sans angélisme".

"Ce combat pour la liberté et la sécurité des Français sera le mien; il doit être la priorité du prochain quinquennat; il réclamera une détermination inflexible et un sang-froid à toute épreuve", a déclaré l'ex-Premier ministre.

Au sujet des fichés S, il "veillera à ce que tous les individus dont la dangerosité est avérée et notamment les fichés S soient placés en détention dans un cadre judiciaire, ou sous surveillance administrative", a-t-il rappelé.

"Le criblage de personnes, notamment fichées S, dont les comportements apparaissent incompatibles avec l’exercice de leurs fonctions devra être étendu à l'ensemble des services recevant du public", a-t-il également précisé.

"Ma politique étrangère sera ciblée, en priorité, sur la destruction de l’Etat islamique puisque c’est lui qui aujourd’hui nous menace directement", a-t-il dit, prônant "une coalition internationale contre le terrorisme islamiste". "J’entends aussi obtenir des Etats du Golfe qu’ils renoncent à tout appui direct ou indirect aux mouvements fondamentalistes", a-t-il ajouté. "Je maintiendrai l'état d'urgence et le contrôle aux frontières", a-t-il précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Attentat: Fillon pointe « certains qui n’ont pas pris la mesure du mal »
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le