Attentats: Méadel va créer un « centre de résilience » pour les victimes
La secrétaire d'État chargée de l'aide aux Victimes, Juliette Méadel, a annoncé mardi la création d'un "centre de résilience" et...

Attentats: Méadel va créer un « centre de résilience » pour les victimes

La secrétaire d'État chargée de l'aide aux Victimes, Juliette Méadel, a annoncé mardi la création d'un "centre de résilience" et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La secrétaire d'État chargée de l'aide aux Victimes, Juliette Méadel, a annoncé mardi la création d'un "centre de résilience" et une réserve citoyenne pour aider les victimes d'attentats et leurs familles, en particulier les enfants.

Avec le président de la République, "nous avons pris la décision de créer ce centre" après avoir reçu un rapport sur le sujet de Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS attentats, a dit Mme Méadel sur Europe 1.

Il s'agira d'un "lieu d'accueil avec des psychologues formés, des pédopsychiatres, parce qu'en France nous sommes sous-dotés en pédopsychiatres, et encore plus en pédopsychiatres formés aux psychotraumatismes. Et c'est grave de ne pas aider un enfant qui a vu un attentat parce que les séquelles risquent d'être considérables pour la suite de son existence", a affirmé la secrétaire d’État.

Juliette Méadel souhaite également créer une réserve volontaire citoyenne, à l'image de ce qui se fait en Israël, où elle s'est rendue il y a quelques jours. "Ce sont des bénévoles qui viennent pour aider les victimes dans l'urgence au moment des attentats mais aussi après et sur le long terme", a-t-elle rapporté.

En réponse aux propos de deux proches de victimes de l'attentat de Nice qui contestent les propositions d'indemnisations qui leur ont été faites, jugées insuffisantes, Juliette Méadel a déclaré : "dans aucun pays comme en France on indemnise autant les victimes d'attentat".

"L'aide aux victimes, ce n'est pas que l'indemnisation, c'est aussi l'accompagnement psychologique", a-t-elle dit. Elle a précisé que l’État a mis en place un forfait de remboursement de séances chez le psychologue, pour les personnes rencontrant des difficultés psychologiques après les attentats. Ce forfait de 10 séances à 50 euros pourra être renouvelé "en fonction des besoins", a-t-elle dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le