« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla
Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner réagit vivement aux déclarations d’Edouard Philippe suite à la remise du rapport du Sénat, et invite « le Premier ministre à balayer devant sa porte. »

« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla

Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner réagit vivement aux déclarations d’Edouard Philippe suite à la remise du rapport du Sénat, et invite « le Premier ministre à balayer devant sa porte. »
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe a pris connaissance des conclusions du rapport du Sénat dans l’affaire Benalla. Il considère que « le Sénat est dans son rôle lorsqu’il formule des recommandations. » Toutefois, Édouard Philippe est « surpris » par « les recommandations qui concernent la Présidence de la République ». « Le Parlement et le Sénat n’a pas à satisfaire ou décevoir Monsieur Edouard Philippe. » réagit Patrick Kanner. Il ajoute : « Je pense que le Premier ministre devrait balayer devant sa porte (…) Je dis à Edouard Phillipe : attention danger il faut respecter le Sénat qui a travaillé de manière transparente. Ce n’est pas digne de la responsabilité qu’il incarne. »

Patric Kanner envoie un message fort : « Si le gouvernement n’accepte plus que le Sénat soit un contre-pouvoir, il y a un danger et je dis : attention à la démocrature. »

Ce matin Edouard Philippe a déclaré que « la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la Présidence ». Il en conclut que « le Sénat a choisi une appréciation très politique », ce qui « ne le surprend pas ».

Partager cet article

Dans la même thématique

« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le