« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla
Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner réagit vivement aux déclarations d’Edouard Philippe suite à la remise du rapport du Sénat, et invite « le Premier ministre à balayer devant sa porte. »

« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla

Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner réagit vivement aux déclarations d’Edouard Philippe suite à la remise du rapport du Sénat, et invite « le Premier ministre à balayer devant sa porte. »
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe a pris connaissance des conclusions du rapport du Sénat dans l’affaire Benalla. Il considère que « le Sénat est dans son rôle lorsqu’il formule des recommandations. » Toutefois, Édouard Philippe est « surpris » par « les recommandations qui concernent la Présidence de la République ». « Le Parlement et le Sénat n’a pas à satisfaire ou décevoir Monsieur Edouard Philippe. » réagit Patrick Kanner. Il ajoute : « Je pense que le Premier ministre devrait balayer devant sa porte (…) Je dis à Edouard Phillipe : attention danger il faut respecter le Sénat qui a travaillé de manière transparente. Ce n’est pas digne de la responsabilité qu’il incarne. »

Patric Kanner envoie un message fort : « Si le gouvernement n’accepte plus que le Sénat soit un contre-pouvoir, il y a un danger et je dis : attention à la démocrature. »

Ce matin Edouard Philippe a déclaré que « la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la Présidence ». Il en conclut que « le Sénat a choisi une appréciation très politique », ce qui « ne le surprend pas ».

Partager cet article

Dans la même thématique

« Attention à la démocrature » : Patrick Kanner répond à Edouard Philippe sur le rapport Benalla
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le