Au G7, Macron « est plutôt en position de force », estime Raffarin
Emmanuel Macron est "plutôt en position de force" au G7 de Biarritz, car il "apparaît comme ayant les moyens de son action",...

Au G7, Macron « est plutôt en position de force », estime Raffarin

Emmanuel Macron est "plutôt en position de force" au G7 de Biarritz, car il "apparaît comme ayant les moyens de son action",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron est "plutôt en position de force" au G7 de Biarritz, car il "apparaît comme ayant les moyens de son action", estime l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans une interview au Journal du Dimanche.

"Sur le plan international, le président Macron est plutôt en position de force. Que ce soit l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Russie ou la Chine, chacun connaît de réelles difficultés, alors que lui apparaît comme ayant les moyens de son action", assure M. Raffarin, qui avait soutenu la liste de la majorité aux dernières élections européennes.

"C’est aussi l'homme qui n'est en guerre avec personne, donc celui avec lequel tout le monde peut parler", souligne encore l'ancien Premier ministre de Jaques Chirac (2002-2005), alors que le G7 s'est ouvert samedi au pays Basque.

Saluant "les initiatives créatives" du chef de l'Etat en matière de diplomatie, M. Raffarin juge encore que le "contexte de brutalité" instauré par Donald Trump dans les relations internationales "sert notre influence dans un monde qui ne veut pas se réduire à la suprématie de la force sur les valeurs".

"Ce que la France a aujourd'hui, c'est un potentiel de puissance", relève encore M. Raffarin.

"Mais rien n'est gagné. Il faut encore concilier cette singularité qui est de parler à tout le monde avec une capacité de leadership pour initier des décisions", appuie-t-il, tout en glissant qu'Emmanuel Macron "peut transformer ce potentiel en réel poids politique international".

Au lendemain de l'annonce de l'opposition de la France à ratifier en l'état le traité de libre-échange UE-Mercosur, en raison d'une discorde environnementale avec le Brésil, M. Raffarin estime que M. Macron "ne peut pas se contenter d'un coup de poing sur la table".

"Il doit essayer de bâtir avec le G7 une solidarité active pour que la pression internationale soit puissante sur le Brésil", plaide encore l'ancien sénateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le