Au G7, Macron fait assaut d’amababilité envers Trump
"M. Trump est pragmatique, ouvert et a envie de travailler": malgré leur désaccord au G7 sur le climat, le président français Emmanuel Macron a...

Au G7, Macron fait assaut d’amababilité envers Trump

"M. Trump est pragmatique, ouvert et a envie de travailler": malgré leur désaccord au G7 sur le climat, le président français Emmanuel Macron a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"M. Trump est pragmatique, ouvert et a envie de travailler": malgré leur désaccord au G7 sur le climat, le président français Emmanuel Macron a fait assaut d'amabilité samedi envers son homologue américain.

"J'ai vu un dirigeant qui a des convictions fortes, dont je partage une partie, comme sur le terrorisme et la volonté de tenir notre rang dans le concert des nations. Et avec lequel j'ai des désaccords", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de deux jours à Taormina (Italie).

"J'ai bon espoir qu'il confirme son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme", a dit M. Macron qui a voulu voir "un progrès" dans les discussions du G7 sur le climat, contrairement à la chancelière allemande Angela Merkel qui les a trouvé "difficiles" et "pas satisfaisantes".

"Pour lui comme pour moi c'était une première expérience. Donald Trump a vu l'intérêt de ces discussions, et il ajoutera à son réalisme volontariste la prise en compte des intérêts de ses amis et partenaires", a encore commenté M. Macron, qui va jusqu'à le décrire comme "quelqu'un d'ouvert avec la volonté de bien faire avec nous".

Le président américain Donald Trump (G) et le Président français  Emmanuel Macron à Bruxelles le 25 mai 2017
Le président américain Donald Trump (G) et le Président français Emmanuel Macron à Bruxelles le 25 mai 2017
AFP

"J'ai noté sa capacité d'écoute et volonté de progresser avec nous et c'est l'un des vrais acquis de ce G7", a-t-il encore estimé, alors que le président américain n'a semble-t-il rien cédé.

Il n'a pas dit un mot sur les poignées de main aux allures de bras de fer qui ont ponctué ses rencontres avec Donald Trump jeudi à Bruxelles et vendredi à Taormina.

Mais dans un entretien au Journal du Dimanche, le président français a déclaré: "Ma poignée de main avec lui, ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique mais un moment de vérité".

"Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques, mais ne rien surmédiatiser non plus", a-t-il poursuivi.

"Donald Trump, le président turc ou le président russe sont dans une logique de rapport de forces, ce qui ne me dérange pas. Je ne crois pas à la diplomatie de l’invective publique mais dans mes dialogues bilatéraux, je ne laisse rien passer, c’est comme cela qu’on se fait respecter", a assuré M. Macron.

Bien plus sévère, Angela Merkel a elle estimé qu'il n’y avait aucun signe permettant de savoir si les Etats-Unis resteraient ou non dans l’accord de Paris sur le climat.

Le président français a aussi dit que le moment le plus fort de son premier G7 avait été pour lui le déjeuner de vendredi avec les six autres leaders mondiaux, des échanges "très proches, sans formalisme où on parle de tous les sujets, avec un niveau d'efficacité inédit".

"Le contraire de réunion où j'ai lu des papiers préparés par d'autres" pour préparer des déclarations "incompréhensibles par le commun des mortels", a-t-il souri.

Il a aussi confirmé que Donald Trump lui avait dit qu'il avait été "son" candidat pour l'élection présidentielle française et qu'il n'avait jamais soutenu ni rencontré Marine Le Pen "malgré son long séjour à la Trump Tower".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le