"M. Trump est pragmatique, ouvert et a envie de travailler": malgré leur désaccord au G7 sur le climat, le président français Emmanuel Macron a fait assaut d'amabilité samedi envers son homologue américain.
"J'ai vu un dirigeant qui a des convictions fortes, dont je partage une partie, comme sur le terrorisme et la volonté de tenir notre rang dans le concert des nations. Et avec lequel j'ai des désaccords", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de deux jours à Taormina (Italie).
"J'ai bon espoir qu'il confirme son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme", a dit M. Macron qui a voulu voir "un progrès" dans les discussions du G7 sur le climat, contrairement à la chancelière allemande Angela Merkel qui les a trouvé "difficiles" et "pas satisfaisantes".
"Pour lui comme pour moi c'était une première expérience. Donald Trump a vu l'intérêt de ces discussions, et il ajoutera à son réalisme volontariste la prise en compte des intérêts de ses amis et partenaires", a encore commenté M. Macron, qui va jusqu'à le décrire comme "quelqu'un d'ouvert avec la volonté de bien faire avec nous".
Le président américain Donald Trump (G) et le Président français Emmanuel Macron à Bruxelles le 25 mai 2017
AFP
"J'ai noté sa capacité d'écoute et volonté de progresser avec nous et c'est l'un des vrais acquis de ce G7", a-t-il encore estimé, alors que le président américain n'a semble-t-il rien cédé.
Il n'a pas dit un mot sur les poignées de main aux allures de bras de fer qui ont ponctué ses rencontres avec Donald Trump jeudi à Bruxelles et vendredi à Taormina.
Mais dans un entretien au Journal du Dimanche, le président français a déclaré: "Ma poignée de main avec lui, ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique mais un moment de vérité".
"Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques, mais ne rien surmédiatiser non plus", a-t-il poursuivi.
"Donald Trump, le président turc ou le président russe sont dans une logique de rapport de forces, ce qui ne me dérange pas. Je ne crois pas à la diplomatie de l’invective publique mais dans mes dialogues bilatéraux, je ne laisse rien passer, c’est comme cela qu’on se fait respecter", a assuré M. Macron.
Bien plus sévère, Angela Merkel a elle estimé qu'il n’y avait aucun signe permettant de savoir si les Etats-Unis resteraient ou non dans l’accord de Paris sur le climat.
Le président français a aussi dit que le moment le plus fort de son premier G7 avait été pour lui le déjeuner de vendredi avec les six autres leaders mondiaux, des échanges "très proches, sans formalisme où on parle de tous les sujets, avec un niveau d'efficacité inédit".
"Le contraire de réunion où j'ai lu des papiers préparés par d'autres" pour préparer des déclarations "incompréhensibles par le commun des mortels", a-t-il souri.
Il a aussi confirmé que Donald Trump lui avait dit qu'il avait été "son" candidat pour l'élection présidentielle française et qu'il n'avait jamais soutenu ni rencontré Marine Le Pen "malgré son long séjour à la Trump Tower".
L’ancien président de la République appelle à « l’union », face aux défis qui attendent le pays. Invité à réagir à la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate, il a indiqué que « la première étape était plutôt bonne ». « Continuons le combat », a-t-il appelé.
« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.
Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.
Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.