Au groupe En Marche du Sénat, on espère prolonger « le mercato »
Avec 21 sénateurs, le groupe LREM du Sénat se retrouve au même niveau que le groupe RDSE. Il espère grandir à l’avenir. Le groupe a désigné le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, pour être vice-président du Sénat.

Au groupe En Marche du Sénat, on espère prolonger « le mercato »

Avec 21 sénateurs, le groupe LREM du Sénat se retrouve au même niveau que le groupe RDSE. Il espère grandir à l’avenir. Le groupe a désigné le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, pour être vice-président du Sénat.
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Après les groupes LR ou PS, le groupe La République En Marche a arrêté ce matin ses candidats aux postes du bureau du Sénat. Les différents groupes y sont représentés en fonction de leur poids. LREM hérite d’un des 8 postes de vice-présidents du Sénat et de l’un des 14 secrétaires.

C’est le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi, qui représentera le parti présidentiel au Plateau. Il a été élu par les 21 sénateurs du groupe. Georges Patient (Guyane) et l’ancien ministre de la Défense, Alain Richard (Val-d’Oise), étaient aussi candidats. Pour le poste de secrétaire du Sénat, ce sera l’ancienne socialiste Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, qui représentera les couleurs d’En Marche au bureau. « Il y a une volonté du groupe En Marche de voir Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte, représenter la jeunesse et la diversité de La République sur la Plateau du Sénat, mais aussi l’expérience. Il est jeune mais il a 6 ans d’expérience au Sénat » souligne le nouveau sénateur LREM de Seine-et-Marne, Arnaud de Belenet.

Tractations

Reste que LREM aurait pu espérer voir plus de ses sénateurs au bureau. Pour cela, il aurait fallu un groupe plus important. Dans les couloirs feutrés du Sénat, les tractations ont été fortes ces derniers jours. Mais le groupe ne compte au final que 21 sénateurs. Soit moins que les 29 qu’il comptait avant les sénatoriales. Le président de groupe, François Patriat, reproche à certains sénateurs élus sous les couleurs ou avec le soutien de LREM d’avoir lâché le groupe. « Moi, je crois en politique au respect de la parole donnée et de l’engagement signé. Quand je vois des élus qui se sont fait élire tête de liste LREM, qui ont signé un papier avant disant qu’ils allaient adhérer au groupe En Marche et qui une fois arrivés au Sénat, vont dans un autre groupe, (…) ça me déçoit un peu » a-t-il affirmé mardi, sur Public Sénat. Regardez :

François Patriat tacle certains sénateurs élus grâce à LREM
00:54

Plusieurs sénateurs investis par LREM sont bien dans d’autres groupes, comme le Modem Jean-Marie Vanlerenberghe, qui est resté au groupe centriste, ou le LR Emmanuel Capus, au groupe République et territoires – les indépendants. Mais avant même les sénatoriales, ils avaient bien annoncé à publicsenat.fr qu’ils ne siégeraient pas au groupe LREM. Même chose avec Alain Bertrand, réélu en Lozère et qui a fait le choix de rester au RDSE, « comme prévu » affirmait-il à publicsenat.fr au lendemain des sénatoriales. Reste à voir si d’autres élus ont joué un double jeu.

Prendre ses marques

Les marcheurs du Sénat espèrent gonfler leurs troupes à l’avenir. C’est ce qu’ils affirment depuis la création du groupe. « Le mercato n’est pas fini. Ça va se faire au fur et à mesure » lance Frédéric Marchand, sénateur du Nord et ancien aubryste. « Il y a un groupe qui aujourd’hui existe avec une ambiance de travail très chaleureuse, très collective. Et c’est prometteur, je suis certain qu’un certain nombre de collègues se retrouveront, à l’avenir, dans cette dynamique du groupe En Marche » ajoute Arnaud de Belenet. Regardez :

Arnaud de Belenet (LREM) : "Un certain nombre de sénateurs se retrouveront, à l’avenir, dans cette dynamique du groupe En Marche"
00:28

Méthode Coué ? Réponse dans quelques mois. Dans l’immédiat, les nouveaux doivent prendre leurs marques. « Ça fait bizarre qu’on m’appelle Monsieur le sénateur à tout bout de champ » s’étonne l’un d’eux. Ils devront aussi faire leur trou. Les postes à responsabilité vont en priorité aux « anciens ». « Un collègue m’a dit qu’il faut 3 ans pour comprendre ce qui se passe… » raconte le même. Le temps de « découvrir le Sénat ». Et d’accueillir de nouveaux sénateurs, peut-être.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Au groupe En Marche du Sénat, on espère prolonger « le mercato »
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Au groupe En Marche du Sénat, on espère prolonger « le mercato »
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

Au groupe En Marche du Sénat, on espère prolonger « le mercato »
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le