Au moins 2.000 personnes à un concert contre le FN à Paris
Au moins 2.000 personnes, selon une estimation policière, étaient rassemblées jeudi soir Place de la République à Paris pour "dire NON" au Front...

Au moins 2.000 personnes à un concert contre le FN à Paris

Au moins 2.000 personnes, selon une estimation policière, étaient rassemblées jeudi soir Place de la République à Paris pour "dire NON" au Front...
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Au moins 2.000 personnes, selon une estimation policière, étaient rassemblées jeudi soir Place de la République à Paris pour "dire NON" au Front national, lors d'un concert gratuit organisé à trois jours du second tour de la présidentielle entre Marine Le Pen (FN) et Emmanuel Macron (En marche!).

Pete Doherty, Mokobé, Carmen Maria Vega, Tété ou encore les Naive New beaters devaient donner de la voix au cours de ce concert qui a débuté vers 18H30 sous un ciel gris et pluvieux et devait s'achever vers minuit.

"Je suis venu pour tous les trucs auxquels je crois : Le Pen non !", a déclaré à l'AFP le Britannique Pete Doherty, ancien chanteur des groupes The Libertines et Babyshambles, qui vit désormais en Seine-et-Marne. "Il faut que nous nous mobilisions", a-t-il lancé, juste avant de monter sur scène.

Pour le rappeur français Féfé, "le FN n'est pas un parti qui représente nos valeurs, la France que j'aime". Lui dit se sentir "mieux depuis le débat" de mercredi soir et la "prestation décevante de Marine Le Pen", qu'il a qualifiée de "film d'horreur raté".

L'initiative de ce "concert républicain", au mot d'ordre "Face à la Haine, face à Le Pen, la République Réplique", revient à SOS Racisme, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), rejoints par une trentaine d'associations.

Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, le 4 mai 2017, Place de la République à Paris
Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, le 4 mai 2017, Place de la République à Paris
AFP

"Il est important de se mobiliser afin que Marine Le Pen fasse le score le plus bas possible", a tonné sur scène Dominique Sopo, président de SOS Racisme, pour qui "la mobilisation citoyenne n’a pas été suffisante" depuis le résultat du 1er tour. "Il n’est pas neutre que le camp de la violence fasse 40%", a souligné M. Sopo, appelant les électeurs a mettre une "raclée électorale" à la candidate FN.

- Menace -

"L’objectif est de rassembler les organisations de la société civile pour montrer que le front républicain est plus fort que le FN", a renchéri Sacha Ghozlan, président de l’UEJF, qui se sent "menacé en tant que Français et en tant que juif" par la possibilité que Marine Le Pen accède au pouvoir.

L'acteur Michel Boujenah s'est rendu au concert parce qu'il "n'a pas envie de rester seul chez (lui)" et qu'il "se sent mal". "Je suis juste un citoyen venu se serrer les coudes avec les autres se serrer les autres".

Au moins 2.000 personnes rassemblées Place de la République à Paris pour
Au moins 2.000 personnes rassemblées Place de la République à Paris pour "dire NON" au Front national, lors d'un concert gratuit, le 4 mai 2017
AFP

Dans la foule, d'où émergeaient quelques mains jaunes siglées "Touche pas à mon pote", Émeline Couras, une styliste venue avec cinq amies, a indiqué être présente "pour montrer que Marine Le Pen ne doit pas devenir une normalité". "Derrière la façade et les sourires forcés, ça reste du FN avec des idées d'extrême droite".

"Ce concert est organisé contre le FN. (...) C'est une belle initiative", a observé Emmanuel Waiss, un fonctionnaire hospitalier de 26 ans, qui va "voter Macron".

Mardi soir, un millier de représentants du monde de la culture, dont le pianiste Alexandre Tharaud et l'humoriste Christophe Alévêque, avaient participé à un rassemblement contre le FN à la Cité de la Musique à Paris, en présence de la ministre Audrey Azoulay. Le président de la Philharmonie, Laurent Bayle, avait alors appelé "à voter massivement pour le seul candidat républicain, Emmanuel Macron".

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