« Au moins 400 postes administratifs » supprimés dans l’Éducation en 2019 confirme Blanquer
« Au moins 400 postes administratifs » sont concernés parmi les 1 800 suppressions de postes dans l'Éducation nationale annoncées dimanche soir, a précisé lundi le ministre Jean-Michel Blanquer sur France Inter.

« Au moins 400 postes administratifs » supprimés dans l’Éducation en 2019 confirme Blanquer

« Au moins 400 postes administratifs » sont concernés parmi les 1 800 suppressions de postes dans l'Éducation nationale annoncées dimanche soir, a précisé lundi le ministre Jean-Michel Blanquer sur France Inter.
Public Sénat

Par AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a au moins 400 postes administratifs en moins, et probablement davantage, ce sont des choses qui doivent s'affiner avec le temps et même avec la discussion budgétaire », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale, interrogé sur la répartition des 1 800 suppressions de postes, annoncées dimanche dans une interview au Figaro.

Ces suppressions de postes ne concerneront que le second degré, c'est-à-dire les collèges et les lycées, ainsi que les services administratifs.

« Il y a aussi les suppressions que nous ferons dans l'enseignement privé, 20% (...) cela touche dans cette proportion-là l'enseignement privé », a-t-il ajouté.

L'Éducation nationale compte "un peu plus d'un million de fonctionnaires pour 12 millions d'élèves", a-t-il rappelé.

Le ministre a expliqué avoir « négocié avec Bercy (...) sachant qu'on vise l'intérêt général de tous les Français : réduire le déficit de l'État ».

Parallèlement à ces suppressions, le budget du ministère sera augmenté de 850 millions d'euros, soit 1,7%.

Il s'agit, selon M. Blanquer, d'être en « capacité d'augmenter le pouvoir d'achat des professeurs, puisque tout le monde dit bien aujourd'hui que le problème, c'est l'attractivité du métier de professeur ».

Il a par ailleurs annoncé la création d'un « observatoire du pouvoir d'achat des professeurs », afin, a-t-il expliqué, de « nourrir le dialogue social et avoir une vision à l'échelle du quinquennat des augmentations que nous allons faire ».

Le ministre vise ainsi « 1.000 euros de plus sur une année en début de carrière » pour un professeur débutant.

Le ministre promet que « les taux d'encadrement dans tous les départements de France, ruraux et urbains vont s'améliorer à l'école primaire : moins d'élèves par classe dans toutes les écoles primaires de France au cours des années qui viennent ».

Fidèle à l'objectif fixé par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de supprimer 120.000 postes dans l'ensemble des trois versants de la fonction publique au cours du quinquennat, le Premier ministre Édouard Philippe avait déclaré au mois d'août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d'État en 2019 et plus de 10.000 en 2020.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le