Au procès Balkany, la défense laborieuse du fidèle Aubry
Dévoué, jusqu'au bout. Au procès pour blanchiment des époux Balkany, le fidèle Jean-Pierre Aubry a passé mercredi un mauvais...

Au procès Balkany, la défense laborieuse du fidèle Aubry

Dévoué, jusqu'au bout. Au procès pour blanchiment des époux Balkany, le fidèle Jean-Pierre Aubry a passé mercredi un mauvais...
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Dévoué, jusqu'au bout. Au procès pour blanchiment des époux Balkany, le fidèle Jean-Pierre Aubry a passé mercredi un mauvais moment mais n'a jamais désigné les édiles de Levallois-Perret comme les propriétaires d'un luxueux riad à Marrakech, comme les en suspecte la justice.

Sa ligne de défense est simple: il a participé au complexe montage de sociétés offshore impliquées dans l'acquisition du riad en 2010, mais il n'est bénéficiaire que "sur le papier" de titres "au porteur".

"Je le dis et le redis, je ne suis pas le propriétaire de cette maison. Je n'ai pas pris un rond dans cette affaire", affirme-t-il à la barre.

Les débats sont entrés dans le vif. C'est l'achat de ce somptueux riad de la palmeraie de Marrakech qui vaut aux époux Balkany d'être jugés pour les faits les plus graves de blanchiment et, pour le seul maire de Levallois, de corruption passive. Des délits passibles de dix ans de prison.

Dans cette affaire, Jean-Pierre Aubry est considéré par les enquêteurs comme ayant eu, avec l'avocat Arnaud Claude, un "rôle central" dans la réalisation du montage opaque qui entoure le riad.

Quant au promoteur saoudien Mohamed Al Jaber, il est poursuivi pour corruption active pour avoir réglé une partie du prix de la villa de Marrakech en échange de délais de paiement supplémentaires dans un juteux marché immobilier à Levallois.

Au président qui demande qui est le propriétaire du riad, Jean-Pierre Aubry répond, un brin fanfaron, "A ma connaissance, c'est l'Etat, puisque la maison a été saisie". Puis, pressé par le tribunal, il affirme qu'"elle appartient à M. Al Jaber", mais que "tout cela n'a rien à voir avec (le projet immobilier des) Tours de Levallois".

Comment Al Jaber a-t-il choisi cette maison, veut savoir le président. "Il ne l'a pas choisie", reconnaît l'ancien directeur général de la Semarelp, la société en charge de l'aménagement de Levallois. Il finit par dire du bout des lèvres que les Balkany, "de passage à Marrakech", l'ont "informé qu'il y avait cette villa qui correspondait bien à ce que cherchait M. Al Jaber".

"A vous entendre, attaque Hervé Temime, l'avocat du Saoudien, M. Al Jaber a acheté une maison au Maroc, qu'il n'a pas choisie, jamais visitée, où il n'est jamais allé et qu'il a payée, c'est bien ça?". Jean-Pierre Aubry marmonne.

"Sérieusement, reprend l'avocat, cette maison n'est pas à M. Balkany?". Jean-Pierre Aubry louvoie. "S'il avait voulu acheter une maison, il aurait appelé ses conseillers habituels", tente le fidèle du maire.

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