Au Salon de l’Agriculture, Bayrou salue “l’authenticité” d’Emmanuel Macron

Au Salon de l’Agriculture, Bayrou salue “l’authenticité” d’Emmanuel Macron

Le président du MoDem François Bayrou a estimé mardi qu'avant Emmanuel Macron, "il y a très longtemps qu'un responsable ne s...
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Le président du MoDem François Bayrou a estimé mardi qu'avant Emmanuel Macron, "il y a très longtemps qu'un responsable ne s'était pas adressé aux agriculteurs dans des termes aussi authentiques", lors d'une visite au Salon de l'Agriculture.

Le patron de la formation centriste, indéfectible pilier de la majorité, a salué "le discours aux Jeunes agriculteurs" tenu vendredi à l'Élysée, et la visite présidentielle le lendemain au Salon, au cours de laquelle le chef de l'État avait été sollicité par une foule d'agriculteurs, après avoir été accueilli par des applaudissements et sifflets mêlés.

"Je pense que toute personne de bonne foi (...) en sera sortie avec une certitude: c'est que (Emmanuel Macron) connaît de l'intérieur et partage les problèmes du monde agricole, les préoccupations, les soucis, les contraintes, les interrogations", a assuré l'éphémère garde des Sceaux du premier gouvernement d'Édouard Philippe.

"Personne n'a pas pu avoir une seule minute l'impression que le président de la République était extérieur, qu'il ne comprenait pas ou qu'il lisait des discours qu'on lui avait écrits", a-t-il poursuivi.

"Il y a très longtemps qu'un responsable du plus haut niveau en France ne s'était pas adressé aux agriculteurs dans des termes aussi authentiques, aussi engagés", a encore ajouté M. Bayrou, dans une réponse en creux aux critiques formulées dans la matinée par le président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui avait accusé le président de la République de "mépriser" le monde agricole.

Entouré d'une dizaine de députés de sa formation, le président du MoDem s'est lui-même défini comme "très proche, très intime" des agriculteurs, en soutenant partiellement ces derniers quant à leurs craintes vis-à-vis d'un éventuel accord commercial avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).

"Je pense qu'ils ont raison sur un point: on ne peut pas fixer aux agriculteurs français et européens des règles qui ne sont pas respectées par les autres", a estimé le maire de Pau, qui a fait valoir qu'"une grande partie de l'élevage du Mercosur, son alimentation est faite avec des OGM", et que le glyphosate était largement utilisé dans les pays d'Amérique du Sud.

"Dès l'instant que les règles sont respectées par tout le monde, il n'y a pas de problème", a réclamé le leader centriste.

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